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Décryptage – Statistiques et Confinement

Emprise et conflit au temps du Covid’19

En ces temps de confinement, les solutions d’aide aux victimes sont en état d’alerte et les messages fleurissent sur les réseaux sociaux. Le confinement est en effet une situation critique dans le cadre des violences au sein des foyers. Il est cependant important de distinguer conflit et violence.

Le conflit est un phénomène normal dans le couple : il indique aux partenaires qu’une insatisfaction ou un problème émerge et qu’il convient de le résoudre.

La violence  au contraire, vise à contrôler et contraindre le ou la partenaire en abusant de sa force ou de son pouvoir, afin de résoudre la situation à son seul profit.

Violence symétrique 

  • La relation est symétrique
  • La violence est réciproque
  • Les acteurs et actrices en sont conscient-es, la violence est reconnue
  • Ils et elles en parlent, c’est public
  • L’identité de chacun-e est préservée
  • Disposition à accepter une intervention professionnelle
Violence sexiste
(dite complémentaire)
  • La relation est complémentaire, non égalitaire
  • Une personne inflige un châtiment, une punition à l’autre
  • La violence est  non réciproque
  • L’auteur-e revendique le droit d’agir ainsi
  • C’est une violence intime, secrète, en huis clos
  • Séquelles profondes, estime de soi brisée chez la victime
  • Faible conscience chez l’auteur-e d’exercer de la violence et absence d’agressivité chez la victime face aux actes de violence
  • Refus de toutes interventions professionnelles

Utiliser les mots justes pour ne pas minimiser et comprendre les mécanismes permettront de mieux appréhender les problèmes et les solutions.

Nous vous invitons ainsi à visibiliser les ressources d’aides afin que chaque personne puisse être accompagnée.

Statistique policière de la criminalité 2019 – le haut de l’iceberg

63% des homicides en Suisse en 2019 se situaient dans le cadre de la violence domestique, 30% (14) étaient des féminicides ! Plus encore, les viols constituent près de la moitié (47%) des violences graves perpétrées en Suisse.

Si ces chiffres de l’Office fédéral des statistiques révèlent déjà l’ampleur du phénomène, ils ne représentent cependant pas l’entière réalité des violences, mais uniquement le haut de l’iceberg. Nombreuses sont en effet les violences qui ne sont pas dénoncées.

La victime n’a parfois pas conscience qu’elle subit des violences ou a honte, d’autres fois la violence n’est pas elle-même légalement considérée et n’apparait pas dans les statistiques policières.

Nous souhaitons ainsi rappeler qu’en Suisse la définition du viol est encore très restrictive et ne prend en compte qu’une infime partie des violences sexuelles. De plus, nombreux sont les violences ordinaires quotidiennes, le harcèlement professionnel ou dans la rue, les insultes,  les images, les gestes et les blagues qui contribuent aux systèmes sans pour autant être ici visibilisés.

 

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