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Prix de la communication inclusive: des récompenses pour 23bis, AgriHebdo et le Canton du Valais

Prix de la communication inclusive: des récompenses pour 23bis, AgriHebdo et le Canton du Valais


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Lausanne, le 26 mai 2026

Pour sa quatrième édition, le Prix de la communication inclusive confirme son rôle singulier dans le paysage romand de la communication. Organisée par décadréE avec Communication Suisse (KS/CS) et la Société romande de relations publiques (SRRP), l’initiative ne récompense pas seulement des campagnes réussies : elle met en lumière les critères qui redéfinissent progressivement la qualité de la communication contemporaine.

Alors que les agences, médias et institutions sont confrontés à des attentes croissantes en matière de représentation, d’accessibilité et de diversité, le prix s’impose comme un observatoire des pratiques émergentes.

Des lauréats qui illustrent plusieurs dimensions de l’inclusivité

Le prix attribué à AgriHebdo dans la catégorie « Campagnes sur l’inclusivité » récompense une série de portraits consacrés aux agricultrices romandes. Le projet met en lumière des femmes encore largement sous-représentées parmi les cheffes d’exploitation agricole, qui ne représentent aujourd’hui que 7 à 8% des exploitant-es agricoles. Articles, vidéos et relais multimédias donnent la parole à ces professionnelles, valorisent leur travail entrepreneurial et encouragent les vocations agricoles au féminin.

Le dispositif comprend également l’organisation d’une journée de réseautage destinée aux agricultrices exploitantes ou coexploitantes. Les premières inscriptions témoignent déjà d’un réel intérêt du terrain.

Dans la catégorie « Bonnes pratiques en matière d’inclusivité », l’agence 23bis a été distinguée pour sa campagne réalisée avec l’Association Boulimie Anorexie.  Le projet s’attaque à un sujet particulièrement sensible avec une approche à la fois créative et respectueuse. Pour évoquer la dysmorphie corporelle vécue par les personnes concernées, l’agence a utilisé des films plastiques déformant l’image de manière analogique. Un choix visuel fort, qui permet à la fois d’illustrer la réalité des troubles alimentaires et de préserver l’anonymat des témoignages.

La campagne se distingue aussi par son travail sur les publics cibles: personnes concernées, entourage, grand public et professionnel-les. Le déploiement multicanal mêlait événementiel, réseaux sociaux, campagne d’influence, supports print et intégration web.

Le jury a notamment salué une approche créative permettant d’aborder un sujet sensible tout en préservant l’anonymat des personnes concernées et en évitant les clichés fréquemment associés aux troubles alimentaires.

Le Jury des jeunes a, pour sa part, récompensé la campagne « Bien en Valais », consacrée à la lutte contre les discriminations envers les personnes LGBTIQ+. Un choix qui souligne l’importance croissante accordée à l’authenticité et à l’identification dans les stratégies de communication.

Cette campagne a été sélectionnée pour son authenticité: de vraies personnes permettent une identification forte. L’évolution de cette campagne annuelle a également été soulignée par le jury des jeunes. Pour la troisième année consécutive, le Prix de la communication inclusive a mis sur pied un jury des jeunes: ouvert aux personnes en études dans le domaine de la communication ou des sciences sociales, cette opportunité leur permet de se frotter au monde professionnel. Ce groupe de jeunes a eu pour mission de dénicher des campagnes inclusives à soumettre à l’ensemble du jury des jeunes pour se mettre ensuite d’accord pour attribuer leur prix à la campagne qui correspond le mieux à leur vision.

Nos partenaires sur ce projet

Offre d’emploi

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Responsable de projet et/ou coordination finances et recherche de fonds

 

Contrat à durée déterminé (CDD) de 9 mois.
Possibilité de transformer le contrat en CDI selon les résultats des recherches de fonds.
Entrée en fonction le 17 août 2026 au plus tard

DécadréE est un institut de recherches et de formations, ainsi qu’un laboratoire d’idées, sur l’égalité dans les médias.

Les deux rôles à pourvoir peuvent être pris conjointement ou séparément, merci de préciser pour quel(s) rôle(s) vous souhaitez postuler dans votre dossier.

L’institut décadréE recherche

  • À 60% un-e-x responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise violences sexistes et communication inclusive.
  • À 10%  un-e-x responsable de coordination des finances et de recherche de fonds.

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée, chaque personne de l’équipe participe également aux tâches courantes de l’association ainsi qu’à son développement stratégique à hauteur de 5% de temps de travail associatif.

Mission responsable de projet égalité et médias (60%)

  • Direction de recherche
    • Réaliser une veille médiatique hebdomadaire romande sur les articels portant sur les violences sexistes
    • Développer des recherches sur les publicités sexistes
  • Sensibilisation et formation
    • Donner des formations sur la question du traitement médiatique des violences sexistes et des visuels inclusifs
    • Poursuivre le développement d’un outil digital sur le traitement médiatique des violences sexistes en partenariat avec la HES-SO Valais
    • Développer des recommandations et des outils à l’intention des journalistes et des communicant-es
    • Réagir à l’actualité et répondre aux questions et demandes des journalistes
    • Participer à l’organisation du prix du journalisme contre la culture du viol (tous les trois ans)
    • Organiser le prix de la communication inclusive (annuellement)
  • Coordination du réseau et diffusion
    • Participer aux réseaux genevois, romand et suisse de lutte contre les violences sexistes et les publicités sexistes
    • Coordonner le réseau Journalista
    • Participer à des tables rondes, des colloques scientifiques et répondre à des interviews médias à la demande
  • Communication et suivi de projet
    • Collaborer avec la responsable communication pour fournir des contenus de sensibilisation pour les newsletters et les réseaux sociaux de décadréE
    • Gérer les aspects administratifs et financiers liés aux projets
    • Gérer les recherches de fonds liées aux projets et les relations avec les bailleurs
    • Suivre et développer les indicateurs et les objectifs des projets

Mission coordination des finances et recherches de fonds (10%)

  • Gestion financière de l’association
    • Coordonner la gestion budgétaire de l’association
    • Soutenir l’équipe et le suivi de budgets des projets
    • Coordonner la gestion financière en collaboration avec la fiduciaire
    • Participer au bouclement des comptes en collaboration avec la fiduciaire
  • Recherches de fonds
    • Participer au développement de la stratégie de recherche de fonds de la structure et la coordonner
    • Soutenir l’équipe dans les recherches de fonds et les relations bailleurs liées aux projets
    • Effectuer les recherches de fonds structurelles

Mission travail associatif (5%)

  • Contribuer à la vie associative en participant aux réunions d’équipe et des comités
  • Contribution au développement des objectifs stratégiques de l’association
  • Contribuer à la représentation de l’association au sein des réseaux
  • Participer aux tâches quotidiennes de la vie associative

 

Profil(s) recherché(s)

  • Gestion de projet
    • Être titulaire d’un diplôme universitaire en sciences sociales (ou d’un titre jugé équivalent) et/ou justifier d’une expérience utile au poste.
    • Disposer d’une expertise sur les questions de genre et d’égalité et spécifiquement sur les questions de violences sexistes
    • Connaissances et expériences d’au moins 5 ans en gestion de projet, respect des délais et du budget, excellent esprit d’analyse.
    • Faire preuve de sens de l’initiative et d’une grande autonomie dans les tâches.
    • Très bonne maîtrise du français et très bonne capacité rédactionnelle
    • Connaissance et expérience en recherches qualitatives et quantitatives.
    • Maîtrise des outils informatiques usuels.
    • Communiquer avec aisance et avoir le sens de la transmission des savoirs.
    • Avoir des connaissances en formation pour adultes, un plus.
    • Maîtriser une deuxième langue nationale, un plus.
  • Finances et recherches de fonds
    • Disposer de connaissance en gestion financière et gestion des fonds affectés
    • Disposer de connaissances en gestion budgétaire associative
    • Avoir une expérience en recherche de fonds
    • Disposer d’une formation en gestion financière ou équivalente
  • Vie associative
    • Avoir une expérience dans le milieu associatif (bénévole ou professionnelle)
    • Expérience, connaissance ou intérêt pour les fonctionnements en gouvernance partagée, un plus.

Processus et informations

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit contenir un CV et une lettre de motivation. La photo n’est pas demandée. Avec la volonté d’effectuer un recrutement respectueux des identités de genre, l’envoi des copies de diplômes ou de certificats de travail/bénévolat n’est pas obligatoire et nous invitons les personnes qui postulent à le faire avec leur prénom d’usage.

Si vous avez des besoins spécifiques en terme d’accessibilité et d’environnement de travail/d’entretien d’embauche, n’hésitez pas à nous les communiquer.

Délai de postulation

Les dossier sont à envoyer à info@decadree.com jusqu’au mardi 9 juin, avec pour titre « Candidature responsable projet » et/ou « responsable finances et recherche de fonds ».

Un accusé de réception sera envoyé à tout le monde.

Processus d’engagement

Le premier tour des entretiens est prévu dès la semaine du 22 juin. Un deuxième tour se déroulera à priori la semaine du 29 juinDes tests pratiques à réaliser seront demandés.

Les personnes dont les dossiers n’ont pas pas été retenus en seront informées au plus tard à la fin du processus. 

Rémunération

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée, ainsi le salaire brut est identique pour chaque employéex et inclut un 13e salaire. Le salaire mensuel brut est de 7’108 CHF à 100 %. Une prime « transport durable » existe également.

Conditions d’engagement

Toutes les compétences et connaissances, et non uniquement les expériences professionnelles, sont prises en considération pendant le processus d’engagement. Nous valorisons aussi le savoir-être en lien avec les valeurs de l’équipe et avec le fonctionnement de décadréE.

En accord avec notre gouvernance partagée, nous proposons une offre incluant des tâches de gestion de projet et des tâches de gestion structurelle. Le cahier des charges final ainsi que le pourcentage définitif sera établi en accord avec la ou les personnes engagées en fonction de leurs compétences. 

Le lieu de travail principal est à Genève (Rue de la Coulouvrenière 8, 1204 Genève), le télétravail partiel est possible mais pas durant les premières semaines de prise de poste. Des déplacements en Suisse romande sont à prévoir.

DécadréE propose une flexibilité d’horaire permettant aux employéexs une organisation autonome. Le poste nécessite toutefois des présences ponctuelles en dehors des heures de bureau (soir, week-end). 

Les bureaux de décadréE se situent au 3e étage avec un petit ascenseur et il n’y a pas de toilettes accessibles pour les personnes à mobilité réduite qui utilisent un fauteuil. Un déménagement dans un bâtiment accessible est prévu durant la première moitié de 2027.

En cas d’engagement et selon sa « Politique de protection de l’intégrité (psychique, physique, sexuelle) et du consentement », décadréE exige un casier judiciaire vierge.

décaléE: le festival genres et médias

décaléE: le festival genres et médias


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Toute l’équipe de décadréE a le plaisir de vous convier à décaléE, le festival genres et médias!

Cet événement marquera aussi un cap important pour l’association: nous célébrerons 10ans d’engagement pour plus d’égalité dans les médias, la publicité et la langue. Nos projets, formations et actions de sensibilisation avec les spécialistes des médias, de l’information et la communication se mêlent à des projets pour la jeunesse (15-25 ans) ainsi qu’à des projets à destination de chaque personne consommatrice des médias.

📅 Samedi 20 juin 2026
📍 L’ESPACE, Chemin du 23-Août 1, 1205 Genève
⏰ Dès 14h00
🎟️ Entrée libre

Programme

14h00 – 15h30: Atelier de communication inclusive 

Un atelier centré sur des jeux et des discussions, pour enrichir vos pratiques. Venez partager autour de la communication inclusive, qu’elle soit écrite ou visuelle.

Infos et inscriptions

15h30 – 17h30: Atelier d’expression créative: nos médias du futur 

Qu’est ce qu’on veut savoir ? Qu’est-ce qu’il faut transmettre ? Quels choix ferais-tu si tu devais créer ton journal / ton magazine ? 

Laisse-toi guider par le hasard et les contraintes parfois loufoques, parfois sérieuses, pour créer ton mini-média du futur.

Infos et inscriptions

16h00 – 17h30: Speed-meeting: médias et associations en dialogue

décadréE propose un espace de discussions entre médias et associations. L’objectif : mieux se connaître pour mieux collaborer et échanger.

Intervenant-exs: Claire Burgy, Laurence Froideveaux, Thibaud Mabut

Infos et inscriptions

18h15: Prises de parole

  • Alfonso Gomez, Ville de Genève
  • Nathalie Fontanet, Canton de Genève

18h30 – 19h30: Table ronde modérée par Melissa Henry

Intervenant-exs et infos: à venir

dès 19h30: Apéritif et moment festif

Bouchées, boissons locales et dj set

En continu:

  • Espace chill de lecture et jeux
  • Snacks et boissons rafraichissantes par Coco’s Cuisine
  • Productions sonores du Lab dans un endroit secret

Télécharger le programme en pdf  ➞

On se réjouit de passer ce cap avec vous!

Avec le soutien de la Ville de Genève, du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences (BPEV) de la République et Canton de Genève, de la Loterie Romande et des SIG.

Graphisme: Studidiot

Les médias parlent-ils des jeunes femmes ?

Les médias parlent-ils des jeunes femmes ?


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Du 4 au 5 mai, Melina, élève de 10ème année Harmos, est venue en stage d’observation chez décadréE. Nous lui avons proposé de lire les médias avec sa perspective en se posant une question: Où sont les jeunes femmes et que font-elles? 

Voici les conclusions de sa recherche. 

Analyse de la présence et des fonctions des jeunes femmes dans les médias sur les éditions papiers et instagram. 

En 2020, le GMMP (Global Media Monitoring Project) a fait une analyse des journaux papier, des journaux en ligne, des médias, tweets, émissions radios et télevisées et de plusieurs journaux suisses en comptant le nombre de femmes et d’hommes cités. Il en ressort une statistique de 28% de femmes mentionnées pour 72% d’hommes sur 1’823 personnes. A partir de ce chiffre j’ai donc fait la même analyse sur un moins grand échantillion en 2026. Je me suis donc penchée sur le nombre de jeunes femmes allant jusqu’à 30 ans environ citées dans les journaux et sites instagram du Courrier, de la Tribune de Genève et du Temps sur une durée de 4 jours allant du 1er au 4 mai. Au total j’ai répertorié 47 sources citant des jeunes femmes dont 39 dans les journaux papier et 8 sur Instagram.

Les jeunes femmes ont été classées en catégories selon la manière dont elles sont présentées:

Au total le Courrier a cité 12 jeunes femmes, la Tribune 24 et le Temps 11. Certaines catégories comportent plusieurs afiliations. 

Dans la catégorie autres on peut retrouver: 

  • 1 jeune femmes dans le domaine des religions 

  • 3 supportices 

  • 1 influenceuse 

  • 3 autrices 

  • 2 réalisatrices (dont une sité sur les journaux papier et sur instagram) 

  • 1 actrice 

  • 1 bouchère  

  • 2 jeunes femmes sans spécialités ou rôle cité.  

Dans la catégorie actrice de la vie civile nous avons aussi plusieurs spécialités : 

  • 3 conseillères d’états 

  • 1 conseillère national  

  • 1 conseillère administratives 

  • 1 commissaire 

  • 2 avocates (dont une sité sur instagram et dans les journaux papier) 

  • 1 directrice 

  • 1 membre de NO G7

  • 1 journaliste  

  • 1 écrivaine.

Nous pouvons aussi faire la différences vis à vis de la source. Soit, Instagram et les journaux papier. 

Ces chiffres nous permettent de faire diveres analyses.

Nous remarquons donc que la Tribune de Genève est le média qui ressort comme citant le plus de jeunes femmes inversement au Temps qui n’en cite que 11. Cela peut s’expliquer par un nombre inférieur d’article dans ces journaux comparé à la Tribune ou par un manque de considération envers les jeunes femmes et les sujets traitant de jeunes femmes. 

Sur le réseau social Instagram nous avons accès a bien moins d’informations pour les mêmes dates et très peu de jeunes femmes sont citées. Instagram étant une plateforme de scroll nous passons rapidement d’une informations à l’autre et le divertissement est plus primé. Les journaux ont donc choisi de donner moins d’informations dans le but de rester attractif. Ils favorisent les titres cours et des résumés abrégés n’expliquant pas la situation. Les postes se concentrent donc sur les sujets d’actualité phares dans lesquels nous remarquons peu de jeunes femmes citées autant sur papier que en ligne.  

On trouve une seule jeune femme citée dans le domaine du sport par le Temps. Le sport féminin se fait valoriser un peu plus chaque année à la télévision bien qu’il y ait encore du chemin. On peut remarquer que les journaux sont en reste sur le sujet et le Courrier et la Tribune de Genève le laisse complétement de côté. 

Les catégories victimes ou témoins et people ont eux aussi cité peu de jeune femmes. Ce n’est pourtant pas les victimes qui manquent surtout de jeunes femmes. Alors pourquoi les médias n’en parle pas?

Les jeunes femmes sont le plus citées dans la catégorie actrice de la vie civile. Majoritairement dans des métier de conseillère (d’états, national, administratives).

Dans le monde et en Suisse, les médias abordent les violences sexistes sans perspective systémique

Dans le monde et en Suisse, les médias abordent les violences sexistes sans perspective systémique


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La couverture médiatique des violences sexistes continue à être empreinte de biais et de stéréotypes, c’est la conclusion principale du rapport The Global Misogyny News Coverage Trackers publié par l’organisation AKAS à Londres. Décryptage et comparaison. 

La couverture médiatique mondiale des violences envers les femmes est insatisfaisante. C’est la conclusion principale du rapport The Global Misogyny News Coverage Trackers de l’organisation AKAS. Le rapport prend en compte les médias anglophones dans le monde et analyse entre 2017 et 2025 plus de 1.14 milliard d’articles à travers 5 méthodes différentes. 

Principales conclusions

Le rapport constate tout d’abord à travers une analyse quantitative un déficit de la couverture des violences envers les femmes. En effet, en moyenne seulement 1.6% des articles mondiaux parlent de violences envers les femmes. Il s’agit d’un grain de sable par rapport à leur proportion réelle. En effet, le rapport rappelle qu’une femme sur 9 a subi de la violence de la part d’un homme dans les 12 derniers mois. Pire encore, cette couverture médiatique diminue puisque 2025 est l’année comptant le moins d’articles sur la question, avec uniquement 1.3% des articles totaux. 

En parallèle, l’occurence des termes «gender ideology», concept développé par les mouvements «anti-genre», augmente significativement entre 2020 et 2025. «L’idéologie du genre» n’est pas une réelle théorie scientifique mais un mouvement politique religio-conservateur. Cette rhétorique est utilisé pour lutter contre les avancées sociétales comme l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences de genre. Son utilisation croissante montre donc la remise en question des droits acquis.

A travers une analyse qualitative des 22 articles les plus partagés, l’étude constate un manque global de perspectives systémiques et structurelles. En effet, les articles relatent fréquemment un incident isolé, et seulement 27% des articles y apportent une perspective systémique. 18% seulement mentionnent des statistiques et 14% mentionnent des ressources d’aides. 

L’étude note également que la plupart des expertises et autorités (voice of authority) mentionnées dans les articles sont masculines. Les femmes sont quant à elle reléguées au statut de victimes et de témoins. Un constat qui fait écho aux Global Media Monitoring Project’s étudiant tous les 5 ans la présence des femmes dans les médias. Le dernier GMMP (2025) avancait notamment qu’uniquement 23% des expertises rapportées par les médias (TV, radio, écrit) sont portées par des femmes.

Le traitement médiatique en Suisse romande 

En 2020 puis en 2023, décadréE publiait une étude similaire abordant la couverture médiatique des violences en Suisse romande. 

Loin de sortir de la norme, les médias suisses romands couvrent les violences sexistes avec les mêmes biais. En effet, selon notre analyse seulement 25% des articles contenaient une perspective systémique et 19% des articles mentionnaient des statistiques. Plus encore, seulement 14% des articles mentionnaient des ressources d’aide.  

Les chiffres se recoupent ainsi et montrent que le problème de la couverture médiatique des violences est mondiale. 

Annonce de restructuration de St-Paul Médias

Annonce de restructuration de St-Paul Médias


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Suite à l’annonce de restructuration du groupe de presse fribourgeois St-Paul Médias, décadréE fait part de sa désolation et se joint aux inquiétudes. Cette restructuration menace jusqu’à 18 équivalents temps plein au sein de l’entreprise d’ici pour l’année prochaine.

Un journalisme de qualité demande du temps et des ressources. Les études sur le traitement médiatique des violences sexistes montrent que le contexte de rédaction des articles influencent la qualité des contenus.

L’institut est inquiet face à cette crise que traversent les médias romands, qui menace grandement la qualité et la diversité des contenus médiatiques. Ces décisions économiques de gestion des ressources humaines fragilisent grandement la branche du journalisme et la garantie d’une information de qualité.

Cette annonce de mesure économique suit celles de restructuration de TX Group et de Tamedia en 2023, celle de ESH Médias (Le Nouvelliste, Arcinfo, la Côte, etc.) faite en début 2024, celle de TX Group/Tamedia (24 Heures, La Tribune de Genève, 20 Minutes, mais aussi le Tages Anzeiger, Des Bund et Bilan, etc.) en été 2024 ainsi que celles de de la SRF en hiver 2025,  St-Paul Médias SA (LA Liberté, La Gruyèere et la Broye Hebdo) au printemps 2025, TX Group en été 2025 et celle de la SSR en automne 2025

DécadréE au Presstival: venez à notre rencontre!

DécadréE au Presstival: venez à notre rencontre!


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Suite à une première édition très réussie en 2025, le Presstival revient en 2026! Et pour encore plus d’échanges et de perspectives, l’événement aura lieu sur deux jours: les 23 et 24 mai 2026. Nous serons présentes tout au long du week-end. 

Nous serons présentes au Presstival, festival romand dédié au journalisme, qui aura lieu au mois de mai à Bienne. L’année passée, nous vous avions proposé de venir nous rencontrer et d’échanger autour d’un stand; pour cette nouvelle édition, nous vous proposons différentes possibilités de rencontres:

Les médias façonnent notre perception du monde, mais perpétuent parfois certains biais et stéréotypes. Pour les repérer et analyser les récits des journalistes, l’IA peut être une alliée de choix. Cet atelier propose d’explorer les limites de l’utilisation de l’IA pour améliorer le traitement médiatique des violences et des inégalités.

Samedi 23 mai 2026, 10h30 – 11h30, La Cabine

En savoir plus

Nous proposons un moment de discussion autour des critiques que peuvent recevoir les journalistes lors du traitement des thématiques LGBTIQ+. Wokisme, subjectivité… Comment y faire face, autrement que par l’auto-censure? Quelles stratégies face à la pression de la question de rupture par exemple? Venez échanger avec nous! Et n’hésitez pas à ramener votre sandwich, c’est un lunch média.

Évènement en partenariat avec la Fédération Genevoise des associations LGBTIQ+

Samedi 23 mai, 12h00 – 13h30, La Canopée

En savoir plus

Les violences domestiques sont en constante augmentation en Suisse. À l’intersection d’une démarche artistique et documentaire, Brisons le silence! permet de visibiliser autrement ce problème de société. Ce projet, qui se décline en une série de sept vidéos d’animation réalisées par des artistes suisses, met en valeur des témoignages de survivant·e·s de violence au sein du couple.

Comment récolter la parole traumatique, comment la représenter? Plus largement, comment parler de ces violences?

Nouveau projet de recherche

Nouveau projet de recherche


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Décadrée lance une nouvelle recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle, portant sur l’analyse du genre et du racisme dans les médias d’actualité suisse romands.

Notre dernier rapport de recherche (2026) Genre et médias pour la médiatisation de role models féminins diversifés (1) atteste que de nombreux biais et stéréotypes persistent dans le traitement médiatique des femmes racisées.

Dans la continuité de cette recherche, décadréE ouvre un nouveau projet de recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle. L’objectif de cette recherche est d’établir un état des lieux des pratiques médiatiques concernant les femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

Gabrielle Nlom, responsable du projet de recherche

Riche d’un parcours académique diversifié en droit et sciences politiques Gabrielle Nlom s’est spécialisée dans la recherche et l’analyse des dynamiques politiques et sociales concernant les personnes africaines et afrodescendantes. Ses engagements associatifs et activités créatives, l’ont poussé à approfondir sur les sujets liés aux femmes noires et racisées.

A décadréE, Gabrielle Nlom est responsable du projet sur le traitement médiatique des femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés

Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés


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Recherche exploratoire pour la médiatisation de role models féminins diversifiés

Depuis 2020, décadréE analyse la représentation des femmes dans les médias romands. Si les chiffres montrent une sous-représentation persistante, les études révèlent surtout des biais profondément ancrés, notamment dans les portraits de femmes. En comparant des articles de presses de différents domaines — politique, sport et culture — l’institut met en lumière les mécanismes qui influencent la visibilité des modèles féminins et souligne l’importance de leur médiatisation, ainsi que l’impact des réactions du public sur leur présence dans l’espace médiatique.

Les analyses médiatiques d’événements d’envergure permettent de confirmer que les journalistes et les médias soignent une représentation équitable des femmes et des hommes. En effet, lors des JO 2024, 45% de femmes ont été médiatisées pour 55% d’hommes. Dans le cas des élections cantonales genevoises de 2023, 53% de femmes et 47% d’hommes ont été représentés. presque autant de femmes que d’hommes sont mises en avant par les médias pendant ces événements. Habituellement dans les médias suisses, selon le dernier Global Monitoring Projet (GMMP, 2020), 28% des personnes médiatisées sont des femmes. Cependant, lors de la médiatisation de ces événements, des écueils se cachent par exemple dans le choix du vocabulaire ou de l’angle. Un lexique infantilisant ou essentialisant invisibilise la légitimité ou les compétences des femmes. Les compétences hors terrain, comme les détails sur la vie privée, sont privilégiées dans les portraits de presse féminins et presque absentes des portraits masculins.

Dans l’ensemble des trois veilles (politique, sport, culture), 132 portraits de presse ont été recensés. Un constat traverse les différentes analyses : les portraits et les interviews sont particulièrement sujets aux biais. En effet, si 22% des contenus analysés sont considérés comme problématiques, cela concerne 67% des portraits et 22% des interviews. Aussi, lorsque les médias dressent le portrait d’une personnalité féminine, ils ont tendance à l’infantiliser à hauteur de 80%.

Sans pouvoir établir encore de corrélation, nous observons également que plus un article est biaisé, plus les commentaires du lectorat, quand ils sont possibles, sont également méprisants, voire sexistes, racistes ou haineux. En d’autres termes, les commentaires aussi remettent en question la légitimité des femmes dans leurs carrières tandis qu’ils sont principalement reconnaissants de la carrière des hommes. Il est donc particulièrement important d’en tenir compte lors desportraits et des interviews, où la personne portraiturée sera directement visée par les commentaires en ligne.

Retrouvez l’étude complète sur notre site.

Cette recherche a été réalisée grâce aux soutiens de la fondation Passer’elles et de la Société suisse d’utilité publique.

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai


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Alors les communications et les publicités en Suisse peuvent-elles être inclusives?
La réponse est oui! Rendez-vous le mardi 26 mai pour le découvrir lors de la cérémonie de remise des prix de la communication inclusive.

Infos & inscriptions
Mardi 26 mai à 18h30
Tibits - Lausanne Professionel-les: 30 CHF Etudiant-es: gratuit

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