Statistiques policières de la criminalité (SPC)
Lundi 28 mars 2022 les statistiques policières de la criminalité sont sorties.
Elles notent notamment que 54,8 % des homicides commis ont eu lieu au sein de la sphère domestique (23 sur un total de 42).
Voici quelques recommandations afin de traiter au mieux ces chiffres:
Prêter attention aux définitions et bien choisir ses mots
Violences domestiques ne veut pas dire forcément violences au sein du couple et violences sexistes. Les statistiques policières de la criminalité prennent en comptent toutes les violences au sein du foyer, incluant ainsi aussi des violences à l’encontre des enfants ou de personnes âgées par exemple.
Penser les violences au delà des chiffres
Toutes les violences ne sont pas dénoncées, ni reconnues. Une grande partie des violences sexistes restent ainsi dans l’ombre. Il est important d’en tenir compte lorsque l’on publie des statistiques. Les statistiques policières ne rapportent ainsi pas l’ampleur de toutes les violences sexistes, ni domestiques, mais l’ampleur de celles qui arrivent jusqu’à la police à travers des plaintes ou des poursuites d’offices.
Penser les chiffres aux prismes des rapports de pouvoir
Que veut dire qu’un cas de violences arrive jusqu’à la police? Cela peut être dû à une meilleure prise de conscience des victimes, mais aussi à la « gravité » des faits. Or au prisme des phénomènes d’escalade de la violence, on sait qu’une prise en charge rapide des cas de violences permet de réduire la gravité de celles-ci. Que certaines populations soient surreprésentées dans les statistiques policières en dit ainsi long sur l’accès aux ressources d’aide et à l’accumulation des facteurs de risques.
Mentionner les ressources d’aide
Nous vous recommandons de mentionner des numéros d’aide pour les victimes via un encadré.


