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Prix du journalisme contre la culture du viol 2026

Prix du journalisme contre la culture du viol 2026


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Le prix du journalisme contre la culture du viol revient en 2026! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 septembre.

Pour sa troisième édition, le prix du journalisme contre la culture du viol poursuit son objectif de visibiliser et valoriser les productions journalistiques abordant les violences sexistes avec un traitement médiatique adéquat permettant d’informer et de sensibiliser sur la thématique. 

Le prix 2026 comprend deux catégories:

Le jury composé de 6 journalistes et expert-es des question de genre déliberera en autombe et une cérémonie de remise des prix sera organisée en décembre.

Vous avez participé à produire un contenu journalistique hors du cadre de l’actualité quotidienne sur les violences sexistes entre les années 2023 à 2026? 

Dossiers spéciaux, podcasts, documentaires et productions originales portant sur les violences sexistes produites en Suisse seront récompensées sur la base d’une candidature. 

Les candidatures sont ouvertes dès aujourd’hui et jusqu’au 27 septembre:

Lancé par décadréE en 2020, le prix du journalisme contre la culture du viol a pour objectifs de valoriser des articles et des productions journalistiques brisant les clichés et informant sur les violences sexistes. 

Découvrir les lauréates du Prix du journalisme contre la culture du viol 2023 ➞

Nous sommes à disposition pour répondre à vos questions: info@decadree.com

 

Prix du journalisme contre la culture du viol – Conditions de participation

Prix du journalisme contre la culture du viol – Conditions de participation


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Mission du prix

Encourager et promouvoir les productions abordant les violences sexistes avec un angle original informant et sensibilisant le grand public. 

Conditions de participation

En concourant pour le prix, la structure participante accepte les présentes conditions.

1. Informations générales

Ce prix est organisé par DécadréE, rue de la coulouvrenière 8, 1204 Genève.

Le prix a lieu sur la base des conditions de participation énoncées ci-après.

DécadréE  est responsable de l’organisation et du déroulement du prix.

2. Droit de participation

  • La structure/ journaliste participant-e a son siège social en Suisse;
  • La production soumise a été réalisée entre le 1 janvier 2023 et le 31 décembre 2025;
  • La production a été réalisée en français;
  • La structure/journaliste participant-e accepte, en cas de désignation, que la production et la structure/journaliste soient présenté-es sur les supports de communication.

3. Modalités d’inscription

  • Remplir le formulaire d’inscription sur avant le 27 septembre
  • Envoyer la production ainsi que tous les documents jugés utiles

4. Formats acceptés

Le prix du journalisme contre la culture du viol catégorie “enquête” a pour objectifs de récompenser les enquêtes suisses sur des affaires de violences sexistes et sexuelles.

Seront acceptés, les productions journalistiques:

  • Podcast seul ou en série
  • Documentaire
  • Dossiers spéciaux
  • Autres formats originaux (réseaux sociaux, etc…)

5. Modalités du Prix

Une production est récompensée.

Une cérémonie de remise de prix est prévue en automne 2026.

L’institut décadréE, coordinateur du prix, procède à une présélection en attestant que les productions postulantes répondent aux différents critères établis par une grille d’analyse.

L’ensemble des visuels et contenus seront pris en compte. DécadréE se réserve le droit de faire des recherches complémentaires (réseaux sociaux, site, etc…) afin de compléter les éléments apportés.

Les productions sélectionnées sont ensuite soumises à un jury.

Le jury peut décider librement de récompenser ou pas certaines catégories en fonction de la qualité des dossiers présentés

Il est rappelé que les membres du jury s’abstiennent strictement de voter pour les dossiers réalisés par leur entreprise de manière directe ou indirecte.

6. Remise du gain

  • Les structures gagnantes seront contactées par e-mail par décadréE en amont de la cérémonie de remise des prix;
  • Les structures gagnantes seront invitées à une cérémonie en automne 2026 afin de recevoir le prix;
  • Lors de la cérémonie, une analyse des productions lauréates pourra être faite et distribuée.

7. Gain

Le Prix ne prévoit aucune récompense financière.

  • Les structures/journalistes gagnant-es se verront remettre un trophée;
  • Les structures/journalistes gagnant-es ainsi que leur campagnes seront mentionnées dans une communication sur le prix (communiqué de presse, site internet, réseaux sociaux);
  • Les structures/journalistes gagnant-es sont autorisées à communiquer sur la récompense en spécifiant que celle-ci se limite strictement à la production récompensée.

8. Troubles du déroulement et responsabilité

DécadréE se réserve le droit d’interrompre ou de clore le prix à tout moment, sans communication ni justification en accord avec ses partenaires, en tenant compte des intérêts des structures participantes, si une continuation correcte ne peut plus être garantie pour des raisons techniques, en cas de soupçon d’abus ou si le prix est illicite d’un point de vue juridique.

DécadréE se réserve le droit d’exclure du prix, sans communication ni justification, les structures participantes manipulant ou cherchant à manipuler les modalités de participation ou le concours et/ou violant les règles du prix ou ainsi que les structures participantes compromettant le bon déroulement du prix. Cela vaut également pour les structures participantes faisant de fausses déclarations.

DécadréE décline toute responsabilité en cas de mauvais fonctionnement des sites internet ou plateforme digitale sur lesquels le concours est diffusé.

DécadréE est uniquement responsable des dommages causés intentionnellement, par sa négligence grave ou par la négligence grave de l’un de ses partenaires, dans la mesure où ceci est prévu par la loi.

9. Dispositions finales

Le prix est régi par le droit suisse et exclut toute modalité du droit international privé. Tout recours judiciaire est exclu. Ce prix ne fera l’objet d’aucune correspondance.

Même si certains points des conditions de participation s’avéraient invalides, cela n’affecterait aucunement la validité des autres dispositions du règlement.

 

 

Dernière actualisation: 7 juillet 2026

Décaler les médias : un journalisme pour tout le monde – Table ronde

Décaler les médias : un journalisme pour tout le monde – Table ronde


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« L’actualité n’existe pas en soi. Elle est la somme de ce que les journalistes valident. » – Alice Coffin dans Le Génie Lesbien (2020)

L’actualité et l’intérêt public: ces deux notions guident le travail journalistique. Pourtant l’une étant souvent définie comme ce qui est nouveau ou exceptionnel ne laisse que peu de place aux questionnements autour des inégalités systémiques étant par définition quotidiennes et présentes de manière transversales ; l’autre pose la question de qui est le public dont l’intérêt est priorisé.

Ainsi, décadréE décortique depuis 10 ans les médias d’actualités pour montrer que les questions systémiques telles que les violences sexistes, la minorisation des femmes ou les questions LGBTIQ+ sont des sujets d’actualités et que l’intérêt des populations minorisées est également un intérêt public.

A l’occasion du festival décaléE, nous invitons des journalistes et professionnel-les des médias qui font ce pas de côté et posent un regard critique sur le monde complexe des médias afin de le faire vivre autrement.

📅 Samedi 20 juin 2026
📍 L’ESPACE, Chemin du 23-Août 1, 1205 Genève
⏰ 18h
🎟️ Entrée libre

Célia Héron, co-rédcatrice en chef du Temps, Malick Reinhard, journaliste pour la RTS et le Temps, Jessica Monteiro, journaliste indépendante et responsable communication du Presstival partageront leurs réflexions, actions et espoirs pour les prochaines années des médias en Suisse romande.

Cette table ronde a lieu dans le cadre du festival décaléE.

Prix de la communication inclusive: des récompenses pour 23bis, AgriHebdo et le Canton du Valais

Prix de la communication inclusive: des récompenses pour 23bis, AgriHebdo et le Canton du Valais


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Lausanne, le 26 mai 2026

Pour sa quatrième édition, le Prix de la communication inclusive confirme son rôle singulier dans le paysage romand de la communication. Organisée par décadréE avec Communication Suisse (KS/CS) et la Société romande de relations publiques (SRRP), l’initiative ne récompense pas seulement des campagnes réussies : elle met en lumière les critères qui redéfinissent progressivement la qualité de la communication contemporaine.

Alors que les agences, médias et institutions sont confrontés à des attentes croissantes en matière de représentation, d’accessibilité et de diversité, le prix s’impose comme un observatoire des pratiques émergentes.

Des lauréats qui illustrent plusieurs dimensions de l’inclusivité

Le prix attribué à AgriHebdo dans la catégorie « Campagnes sur l’inclusivité » récompense une série de portraits consacrés aux agricultrices romandes. Le projet met en lumière des femmes encore largement sous-représentées parmi les cheffes d’exploitation agricole, qui ne représentent aujourd’hui que 7 à 8% des exploitant-es agricoles. Articles, vidéos et relais multimédias donnent la parole à ces professionnelles, valorisent leur travail entrepreneurial et encouragent les vocations agricoles au féminin.

Le dispositif comprend également l’organisation d’une journée de réseautage destinée aux agricultrices exploitantes ou coexploitantes. Les premières inscriptions témoignent déjà d’un réel intérêt du terrain.

Dans la catégorie « Bonnes pratiques en matière d’inclusivité », l’agence 23bis a été distinguée pour sa campagne réalisée avec l’Association Boulimie Anorexie.  Le projet s’attaque à un sujet particulièrement sensible avec une approche à la fois créative et respectueuse. Pour évoquer la dysmorphie corporelle vécue par les personnes concernées, l’agence a utilisé des films plastiques déformant l’image de manière analogique. Un choix visuel fort, qui permet à la fois d’illustrer la réalité des troubles alimentaires et de préserver l’anonymat des témoignages.

La campagne se distingue aussi par son travail sur les publics cibles: personnes concernées, entourage, grand public et professionnel-les. Le déploiement multicanal mêlait événementiel, réseaux sociaux, campagne d’influence, supports print et intégration web.

Le jury a notamment salué une approche créative permettant d’aborder un sujet sensible tout en préservant l’anonymat des personnes concernées et en évitant les clichés fréquemment associés aux troubles alimentaires.

Le Jury des jeunes a, pour sa part, récompensé la campagne « Bien en Valais », consacrée à la lutte contre les discriminations envers les personnes LGBTIQ+. Un choix qui souligne l’importance croissante accordée à l’authenticité et à l’identification dans les stratégies de communication.

Cette campagne a été sélectionnée pour son authenticité: de vraies personnes permettent une identification forte. L’évolution de cette campagne annuelle a également été soulignée par le jury des jeunes. Pour la troisième année consécutive, le Prix de la communication inclusive a mis sur pied un jury des jeunes: ouvert aux personnes en études dans le domaine de la communication ou des sciences sociales, cette opportunité leur permet de se frotter au monde professionnel. Ce groupe de jeunes a eu pour mission de dénicher des campagnes inclusives à soumettre à l’ensemble du jury des jeunes pour se mettre ensuite d’accord pour attribuer leur prix à la campagne qui correspond le mieux à leur vision.

Nos partenaires sur ce projet

décaléE: le festival genres et médias

décaléE: le festival genres et médias


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Toute l’équipe de décadréE a le plaisir de vous convier à décaléE, le festival genres et médias!

Cet événement marquera aussi un cap important pour l’association: nous célébrerons 10ans d’engagement pour plus d’égalité dans les médias, la publicité et la langue. Nos projets, formations et actions de sensibilisation avec les spécialistes des médias, de l’information et la communication se mêlent à des projets pour la jeunesse (15-25 ans) ainsi qu’à des projets à destination de chaque personne consommatrice des médias.

📅 Samedi 20 juin 2026
📍 L’ESPACE, Chemin du 23-Août 1, 1205 Genève
⏰ Dès 14h00
🎟️ Entrée libre

Programme

14h00 – 15h30: Atelier de communication inclusive 

Un atelier centré sur des jeux et des discussions, pour enrichir vos pratiques. Venez partager autour de la communication inclusive, qu’elle soit écrite ou visuelle.

Infos et inscriptions

15h30 – 17h30: Atelier d’expression créative: nos médias du futur 

Qu’est ce qu’on veut savoir ? Qu’est-ce qu’il faut transmettre ? Quels choix ferais-tu si tu devais créer ton journal / ton magazine ? 

Laisse-toi guider par le hasard et les contraintes parfois loufoques, parfois sérieuses, pour créer ton mini-média du futur.

Infos et inscriptions

16h00 – 17h30: Speed-meeting: médias et associations en dialogue

décadréE propose un espace de discussions entre médias et associations. L’objectif : mieux se connaître pour mieux collaborer et échanger.

Intervenant-exs: Claire Burgy, Laurence Froideveaux, Thibaud Mabut

Infos et inscriptions

18h15: Prises de parole

  • Valérie Vuillet, fondatrice & Anne-Marie Trabichet, présidente
  • Alfonso Gomez, Ville de Genève
  • Nathalie Fontanet, Canton de Genève

18h30 – 19h30: Table ronde: Décaler les médias: un journalisme pour tout le monde

« L’actualité n’existe pas en soi. Elle est la somme de ce que les journalistes valident. » – Alice Coffin, Le Génie Lesbien (2020)

décadréE invite des journalistes et professionnel-lexs des médias qui posent un regard critique sur le monde complexe des médias afin de le faire vivre autrement.

Intervenant-exs: Célia Héron, rédactrice en chef adjointe Le Temps, Jessica Monteiro, journaliste et responsable communication du Presstival et Malick Reinhard, journaliste pour la RTS et le Temps

Modération: Mélissa Henry

En savoir plus

dès 19h30: Apéritif et moment festif

Bouchées, boissons locales et dj set

En continu:

  • Espace chill de lecture et jeux
  • Snacks et boissons rafraichissantes par Coco’s Cuisine
  • Productions sonores du Lab dans un endroit secret

Télécharger le programme en pdf  ➞

On se réjouit de passer ce cap avec vous!

Avec le soutien de la Ville de Genève, du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences (BPEV) de la République et Canton de Genève, de la Loterie Romande et des SIG.

Graphisme: Studidiot

Les médias parlent-ils des jeunes femmes ?

Les médias parlent-ils des jeunes femmes ?


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Du 4 au 5 mai, Melina, élève de 10ème année Harmos, est venue en stage d’observation chez décadréE. Nous lui avons proposé de lire les médias avec sa perspective en se posant une question: Où sont les jeunes femmes et que font-elles? 

Voici les conclusions de sa recherche. 

Analyse de la présence et des fonctions des jeunes femmes dans les médias sur les éditions papiers et instagram. 

En 2020, le GMMP (Global Media Monitoring Project) a fait une analyse des journaux papier, des journaux en ligne, des médias, tweets, émissions radios et télevisées et de plusieurs journaux suisses en comptant le nombre de femmes et d’hommes cités. Il en ressort une statistique de 28% de femmes mentionnées pour 72% d’hommes sur 1’823 personnes. A partir de ce chiffre j’ai donc fait la même analyse sur un moins grand échantillion en 2026. Je me suis donc penchée sur le nombre de jeunes femmes allant jusqu’à 30 ans environ citées dans les journaux et sites instagram du Courrier, de la Tribune de Genève et du Temps sur une durée de 4 jours allant du 1er au 4 mai. Au total j’ai répertorié 47 sources citant des jeunes femmes dont 39 dans les journaux papier et 8 sur Instagram.

Les jeunes femmes ont été classées en catégories selon la manière dont elles sont présentées:

Au total le Courrier a cité 12 jeunes femmes, la Tribune 24 et le Temps 11. Certaines catégories comportent plusieurs afiliations. 

Dans la catégorie autres on peut retrouver: 

  • 1 jeune femmes dans le domaine des religions 

  • 3 supportices 

  • 1 influenceuse 

  • 3 autrices 

  • 2 réalisatrices (dont une sité sur les journaux papier et sur instagram) 

  • 1 actrice 

  • 1 bouchère  

  • 2 jeunes femmes sans spécialités ou rôle cité.  

Dans la catégorie actrice de la vie civile nous avons aussi plusieurs spécialités : 

  • 3 conseillères d’états 

  • 1 conseillère national  

  • 1 conseillère administratives 

  • 1 commissaire 

  • 2 avocates (dont une sité sur instagram et dans les journaux papier) 

  • 1 directrice 

  • 1 membre de NO G7

  • 1 journaliste  

  • 1 écrivaine.

Nous pouvons aussi faire la différences vis à vis de la source. Soit, Instagram et les journaux papier. 

Ces chiffres nous permettent de faire diveres analyses.

Nous remarquons donc que la Tribune de Genève est le média qui ressort comme citant le plus de jeunes femmes inversement au Temps qui n’en cite que 11. Cela peut s’expliquer par un nombre inférieur d’article dans ces journaux comparé à la Tribune ou par un manque de considération envers les jeunes femmes et les sujets traitant de jeunes femmes. 

Sur le réseau social Instagram nous avons accès a bien moins d’informations pour les mêmes dates et très peu de jeunes femmes sont citées. Instagram étant une plateforme de scroll nous passons rapidement d’une informations à l’autre et le divertissement est plus primé. Les journaux ont donc choisi de donner moins d’informations dans le but de rester attractif. Ils favorisent les titres cours et des résumés abrégés n’expliquant pas la situation. Les postes se concentrent donc sur les sujets d’actualité phares dans lesquels nous remarquons peu de jeunes femmes citées autant sur papier que en ligne.  

On trouve une seule jeune femme citée dans le domaine du sport par le Temps. Le sport féminin se fait valoriser un peu plus chaque année à la télévision bien qu’il y ait encore du chemin. On peut remarquer que les journaux sont en reste sur le sujet et le Courrier et la Tribune de Genève le laisse complétement de côté. 

Les catégories victimes ou témoins et people ont eux aussi cité peu de jeune femmes. Ce n’est pourtant pas les victimes qui manquent surtout de jeunes femmes. Alors pourquoi les médias n’en parle pas?

Les jeunes femmes sont le plus citées dans la catégorie actrice de la vie civile. Majoritairement dans des métier de conseillère (d’états, national, administratives).

Dans le monde et en Suisse, les médias abordent les violences sexistes sans perspective systémique

Dans le monde et en Suisse, les médias abordent les violences sexistes sans perspective systémique


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La couverture médiatique des violences sexistes continue à être empreinte de biais et de stéréotypes, c’est la conclusion principale du rapport The Global Misogyny News Coverage Trackers publié par l’organisation AKAS à Londres. Décryptage et comparaison. 

La couverture médiatique mondiale des violences envers les femmes est insatisfaisante. C’est la conclusion principale du rapport The Global Misogyny News Coverage Trackers de l’organisation AKAS. Le rapport prend en compte les médias anglophones dans le monde et analyse entre 2017 et 2025 plus de 1.14 milliard d’articles à travers 5 méthodes différentes. 

Principales conclusions

Le rapport constate tout d’abord à travers une analyse quantitative un déficit de la couverture des violences envers les femmes. En effet, en moyenne seulement 1.6% des articles mondiaux parlent de violences envers les femmes. Il s’agit d’un grain de sable par rapport à leur proportion réelle. En effet, le rapport rappelle qu’une femme sur 9 a subi de la violence de la part d’un homme dans les 12 derniers mois. Pire encore, cette couverture médiatique diminue puisque 2025 est l’année comptant le moins d’articles sur la question, avec uniquement 1.3% des articles totaux. 

En parallèle, l’occurence des termes «gender ideology», concept développé par les mouvements «anti-genre», augmente significativement entre 2020 et 2025. «L’idéologie du genre» n’est pas une réelle théorie scientifique mais un mouvement politique religio-conservateur. Cette rhétorique est utilisé pour lutter contre les avancées sociétales comme l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences de genre. Son utilisation croissante montre donc la remise en question des droits acquis.

A travers une analyse qualitative des 22 articles les plus partagés, l’étude constate un manque global de perspectives systémiques et structurelles. En effet, les articles relatent fréquemment un incident isolé, et seulement 27% des articles y apportent une perspective systémique. 18% seulement mentionnent des statistiques et 14% mentionnent des ressources d’aides. 

L’étude note également que la plupart des expertises et autorités (voice of authority) mentionnées dans les articles sont masculines. Les femmes sont quant à elle reléguées au statut de victimes et de témoins. Un constat qui fait écho aux Global Media Monitoring Project’s étudiant tous les 5 ans la présence des femmes dans les médias. Le dernier GMMP (2025) avancait notamment qu’uniquement 23% des expertises rapportées par les médias (TV, radio, écrit) sont portées par des femmes.

Le traitement médiatique en Suisse romande 

En 2020 puis en 2023, décadréE publiait une étude similaire abordant la couverture médiatique des violences en Suisse romande. 

Loin de sortir de la norme, les médias suisses romands couvrent les violences sexistes avec les mêmes biais. En effet, selon notre analyse seulement 25% des articles contenaient une perspective systémique et 19% des articles mentionnaient des statistiques. Plus encore, seulement 14% des articles mentionnaient des ressources d’aide.  

Les chiffres se recoupent ainsi et montrent que le problème de la couverture médiatique des violences est mondiale. 

Annonce de restructuration de St-Paul Médias

Annonce de restructuration de St-Paul Médias


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Suite à l’annonce de restructuration du groupe de presse fribourgeois St-Paul Médias, décadréE fait part de sa désolation et se joint aux inquiétudes. Cette restructuration menace jusqu’à 18 équivalents temps plein au sein de l’entreprise d’ici pour l’année prochaine.

Un journalisme de qualité demande du temps et des ressources. Les études sur le traitement médiatique des violences sexistes montrent que le contexte de rédaction des articles influencent la qualité des contenus.

L’institut est inquiet face à cette crise que traversent les médias romands, qui menace grandement la qualité et la diversité des contenus médiatiques. Ces décisions économiques de gestion des ressources humaines fragilisent grandement la branche du journalisme et la garantie d’une information de qualité.

Cette annonce de mesure économique suit celles de restructuration de TX Group et de Tamedia en 2023, celle de ESH Médias (Le Nouvelliste, Arcinfo, la Côte, etc.) faite en début 2024, celle de TX Group/Tamedia (24 Heures, La Tribune de Genève, 20 Minutes, mais aussi le Tages Anzeiger, Des Bund et Bilan, etc.) en été 2024 ainsi que celles de de la SRF en hiver 2025,  St-Paul Médias SA (LA Liberté, La Gruyèere et la Broye Hebdo) au printemps 2025, TX Group en été 2025 et celle de la SSR en automne 2025

DécadréE au Presstival: venez à notre rencontre!

DécadréE au Presstival: venez à notre rencontre!


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Suite à une première édition très réussie en 2025, le Presstival revient en 2026! Et pour encore plus d’échanges et de perspectives, l’événement aura lieu sur deux jours: les 23 et 24 mai 2026. Nous serons présentes tout au long du week-end. 

Nous serons présentes au Presstival, festival romand dédié au journalisme, qui aura lieu au mois de mai à Bienne. L’année passée, nous vous avions proposé de venir nous rencontrer et d’échanger autour d’un stand; pour cette nouvelle édition, nous vous proposons différentes possibilités de rencontres:

Les médias façonnent notre perception du monde, mais perpétuent parfois certains biais et stéréotypes. Pour les repérer et analyser les récits des journalistes, l’IA peut être une alliée de choix. Cet atelier propose d’explorer les limites de l’utilisation de l’IA pour améliorer le traitement médiatique des violences et des inégalités.

Samedi 23 mai 2026, 10h30 – 11h30, La Cabine

En savoir plus

Nous proposons un moment de discussion autour des critiques que peuvent recevoir les journalistes lors du traitement des thématiques LGBTIQ+. Wokisme, subjectivité… Comment y faire face, autrement que par l’auto-censure? Quelles stratégies face à la pression de la question de rupture par exemple? Venez échanger avec nous! Et n’hésitez pas à ramener votre sandwich, c’est un lunch média.

Évènement en partenariat avec la Fédération Genevoise des associations LGBTIQ+

Samedi 23 mai, 12h00 – 13h30, La Canopée

En savoir plus

Les violences domestiques sont en constante augmentation en Suisse. À l’intersection d’une démarche artistique et documentaire, Brisons le silence! permet de visibiliser autrement ce problème de société. Ce projet, qui se décline en une série de sept vidéos d’animation réalisées par des artistes suisses, met en valeur des témoignages de survivant·e·s de violence au sein du couple.

Comment récolter la parole traumatique, comment la représenter? Plus largement, comment parler de ces violences?

Nouveau projet de recherche

Nouveau projet de recherche


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Décadrée lance une nouvelle recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle, portant sur l’analyse du genre et du racisme dans les médias d’actualité suisse romands.

Notre dernier rapport de recherche (2026) Genre et médias pour la médiatisation de role models féminins diversifés (1) atteste que de nombreux biais et stéréotypes persistent dans le traitement médiatique des femmes racisées.

Dans la continuité de cette recherche, décadréE ouvre un nouveau projet de recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle. L’objectif de cette recherche est d’établir un état des lieux des pratiques médiatiques concernant les femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

Gabrielle Nlom, responsable du projet de recherche

Riche d’un parcours académique diversifié en droit et sciences politiques Gabrielle Nlom s’est spécialisée dans la recherche et l’analyse des dynamiques politiques et sociales concernant les personnes africaines et afrodescendantes. Ses engagements associatifs et activités créatives, l’ont poussé à approfondir sur les sujets liés aux femmes noires et racisées.

A décadréE, Gabrielle Nlom est responsable du projet sur le traitement médiatique des femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

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