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Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés

Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés


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Recherche exploratoire pour la médiatisation de role models féminins diversifiés

Depuis 2020, décadréE analyse la représentation des femmes dans les médias romands. Si les chiffres montrent une sous-représentation persistante, les études révèlent surtout des biais profondément ancrés, notamment dans les portraits de femmes. En comparant des articles de presses de différents domaines — politique, sport et culture — l’institut met en lumière les mécanismes qui influencent la visibilité des modèles féminins et souligne l’importance de leur médiatisation, ainsi que l’impact des réactions du public sur leur présence dans l’espace médiatique.

Les analyses médiatiques d’événements d’envergure permettent de confirmer que les journalistes et les médias soignent une représentation équitable des femmes et des hommes. En effet, lors des JO 2024, 45% de femmes ont été médiatisées pour 55% d’hommes. Dans le cas des élections cantonales genevoises de 2023, 53% de femmes et 47% d’hommes ont été représentés. presque autant de femmes que d’hommes sont mises en avant par les médias pendant ces événements. Habituellement dans les médias suisses, selon le dernier Global Monitoring Projet (GMMP, 2020), 28% des personnes médiatisées sont des femmes. Cependant, lors de la médiatisation de ces événements, des écueils se cachent par exemple dans le choix du vocabulaire ou de l’angle. Un lexique infantilisant ou essentialisant invisibilise la légitimité ou les compétences des femmes. Les compétences hors terrain, comme les détails sur la vie privée, sont privilégiées dans les portraits de presse féminins et presque absentes des portraits masculins.

Dans l’ensemble des trois veilles (politique, sport, culture), 132 portraits de presse ont été recensés. Un constat traverse les différentes analyses : les portraits et les interviews sont particulièrement sujets aux biais. En effet, si 22% des contenus analysés sont considérés comme problématiques, cela concerne 67% des portraits et 22% des interviews. Aussi, lorsque les médias dressent le portrait d’une personnalité féminine, ils ont tendance à l’infantiliser à hauteur de 80%.

Sans pouvoir établir encore de corrélation, nous observons également que plus un article est biaisé, plus les commentaires du lectorat, quand ils sont possibles, sont également méprisants, voire sexistes, racistes ou haineux. En d’autres termes, les commentaires aussi remettent en question la légitimité des femmes dans leurs carrières tandis qu’ils sont principalement reconnaissants de la carrière des hommes. Il est donc particulièrement important d’en tenir compte lors desportraits et des interviews, où la personne portraiturée sera directement visée par les commentaires en ligne.

Retrouvez l’étude complète sur notre site.

Cette recherche a été réalisée grâce aux soutiens de la fondation Passer’elles et de la Société suisse d’utilité publique.

Semaine d’actions contre le racisme 2026: les créations sonores du Lab

Semaine d’actions contre le racisme 2026: les créations sonores du Lab


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Le Lab a participé à la semaine d’actions contre le racisme 2026 organisée par la Ville de Genève. Nous avons accompagné un groupe de filles dans la construction d’un podcast et organisé un atelier de création de capsules sonores!

Découvrez les créations sonores du Lab réalisées durant la Semaine d’actions contre le racisme 2026:

Masques brisés – Capsule sonore

Erika Matos, Frederik de Knoop et Raul Carillo du projet Trait d’Union se sont retrouvé-es un dimanche pluvieux pour découvrir les bases de la création sonore et réfléchir aux questions de racisme.

C’est ainsi qu’est né Masques Brisés, un poème sonore en sept langues.

En savoir plus

 

 

Mal Lunées – Episode de podcast 

Ce podcast propose de découvrir le point de vue et l’expérience d’un groupe de filles de Genève concernées par les questions de discriminations raciales. Elles discutent notamment du port du voile au quotidien dans l’espace publique.

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai


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Alors les communications et les publicités en Suisse peuvent-elles être inclusives?
La réponse est oui! Rendez-vous le mardi 26 mai pour le découvrir lors de la cérémonie de remise des prix de la communication inclusive.

Infos & inscriptions
Mardi 26 mai à 18h30
Tibits - Lausanne Professionel-les: 30 CHF Etudiant-es: gratuit

«Terrorisme conjugal»: bonne ou mauvaise formulation?

«Terrorisme conjugal»: bonne ou mauvaise formulation?


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Décryptage

Le terme «Terrorisme conjugal» est apparu dans la presse ces dernières semaines pour qualifier des violences sexistes au sein du couple. On décrypte pour vous cette nouvelle expression, qui a bien des égards gagnerait à être popularisée.

A retenir:

➞ L’expression “terrorisme intime ou conjugal” vient du monde académique

➞ Elle est aujourd’hui peu utilisé dans les médias

➞ Forte, elle dit la violence et l’insécurité vécue

➞ Elle permet de lier les violences domestiques avec les autres formes de violences vécues

Lorsque l’on parle des violences sexistes, et notamment des violences au sein du couple, le choix des termes est important. On sait maintenant que les termes «drame passionnel» ou encore «drame familial» sont à proscrire. Le terme drame pour son lien avec la tragédie impossible à prévenir ou éviter et les termes «passionnel» et «familial» pour l’invisibilisation des auteurs, voire la déresponsabilisation qu’ils induisent.

Les termes féminicides, violences domestiques ou encore violences au sein du couple décrivent quant à eux mieux la réalité. Mais que penser de l’expression «terrorisme conjugal»?

Retour historique

Selon nos recherches, l’expression est née dans le monde académique. L’usage du terme terrorisme pour parler de violences sexistes est notamment présente dans le travail du sociologue Michael Johnson en 1995 dans son article «Patriarchal terrorism and common couple violence: Two forms of violence against women» (1),  puis reprise et précisée en 2008 dans son livre A typology of domestic violence : Intimate terrorism.

L’auteur y différencie 3 formes de violences. Simon Lapierre et Isabelle Côté les traduisent en français dans leur articles «Typologie de la violence conjugale de Johnson: quand une contribution proféministe risque d’être récupérée par le discours masculiniste et antiféministe» (2014) (2)  comme suit:

  • Le terrorisme intime (que l’on pourrait définir comme des violences sexistes au sein du couple n.d.l.r)
  • La résistance violente (que l’on pourrait aussi nommer violences réactionnelles, ou légitime défense n.d.l.r)
  • La violence de couple situationnelle (que l’on pourrait aussi nommer violences symétriques et qui apparait lorsque un conflit dégènère en violence n.d.l.r)

Johnson note que les auteurs de terrorisme intime sont majoritairement des hommes. Il note également que le terrorisme intime est le type de violence au sein du couple majoritairement pris en charge par les centres d’aides ainsi que la justice. De plus, les féminicides sont en majorité l’aboutissement d’une situation de terrorisme intime.

Avec sa typologie, Johnson différencie ainsi la violence qui nait dans la relation de couple et la violence qui prend racine dans les inégalités sociétales et systémiques.

Cette typologie continue à être travaillée aujourd’hui dans le monde académique, mais aussi par les structures de terrain. Ainsi on retrouve une distinction entre «violence» et «dispute» dans le livret «Violences, le choix des possibles» (3) publié par le centre LAVI et l’association AVVEC (anciennement Solidarité femmes*).

Sa présence dans la presse d’actualité

Si la formule est apparue dans notre veille médiatique, elle est encore très peu utilisée. Nous avons effectué une recherche par mots clefs sur la plateforme Swissdox (du 4 mars 1990 au 4 mars 2026) auprès des grands médias romands, puis sur la plateformes Archives.ch (sans limite de temps).

En tout, l’expression apparait 3 fois:

  • Un article du Blick en 2026,
  • un article du Nouvelliste en 2001 portant sur une manifestation espagnole et
  • un article du Nouvelliste de 1968 portant sur un film

Dans les deux premiers cas, le terrorisme conjugal décrit bien des violences au sein du couple. Dans le troisième, il s’agit au contraire d’un usage inverse, puisqu’il semble que l’expression désigne le comportement d’une femme envers un homme souhaitant paresser et non aider aux tâches domestiques.

Le terrorisme: intime et collectif

Reste à analyser les sens cachés de cette expression.

Le Larousse définit le terrorisme comme suit «Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis  par une organisation ou un individu pour créer un climat d’insécurité,  pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à  l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.»

Plusieurs éléments peuvent être retenus dans cette définition:

  • «l’ensemble d’actes de violence» qui renvoit aux notions de continuum, d’icerberg ou encore d’escalade de la violence pertinentes dans le cadre des violences sexistes
  • la notion de «climat d’insécurité» qui concorde avec le contrôle coercitif (4) de plus en plus présente dans les débats parlementaires en Suisse.

L’usage du mot «terrorisme», en parlant des violences sexistes, ne se limite pas à la formule «terrorisme conjugal». En effet, de nombreux actes reconnus comme terroristes sont perpétrés sous l’égide de l’idéologie masculiniste.

La journaliste française Pauline Ferrari rappelle d’ailleurs dans son livre Formés à la haine des femmes, comment les masculinistes infiltrent les réseaux sociaux (2025) que les attentats masculinistes sont nombreux. En Suisse, le premier attentat masculiniste reconnu a eu lieu en 2020. Un homme a délibérément roulé en voiture contre deux femmes à vélo.

Dans ces cas, parler de terrorisme, c’est reconnaitre que derrière les masculinistes se cachent une véritable idéologie qui se fonde sur les inégalités. C’est aussi reconnaitre que ces actes non seulement promeuvent cette idéologie, mais sèment également la peur.

Le continuum féminicidaire

Ces violences, qu’elles aient lieu dans la sphère collective ou privée, induisent des meurtres, que l’on peut qualifier de féminicides.

Dans sa classification, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime distingue plusieurs catégories de féminicide dont un meurtre suite à de la violence conjugale, une torture ou un massacre misogyne ou encore d’autres meurtres sexistes associés aux gangs ou au crime organisé (5). En résumé, les féminicides peuvent être intimes, familiaux, communautaires mais aussi sociétaux.

Certes, les violences au sein du couple ne répondent pas quant à elles entièrement à la définition du terrorisme. On ne peut effectivement pas affirmer que les auteurs revendiquent une idéologie. Cependant, leurs comportements prennent racine dans les inégalités. Une chose reconnue par l’OMS, mais aussi le Conseil de l’Europe.

Parler de terrorisme conjugal ou intime, c’est donc visibiliser le lien qui existe entre les violences et les meurtres dans l’espace domestique, public et professionnel. Dans ce cadre, Christelle Taraud, chercheuse et directrice de l’ouvrage collectif, Féminicide, une histoire mondiale (2022) parle de continuum féminicidaire. Cette notion fait écho à la notion de continuum des violences sexuelles développé dans les années 80 notamment par la chercheuse Liz Kelly.

L’usage du terme continuum permet de lier les différentes formes de violences vécues par les femmes de la plus fréquente à la moins fréquente. Il ne s’agit ainsi pas de hiérarchiser, mais bien d’appréhender à la fois les comportements courants ou «ordinaires», des comportements peu fréquents ou «extraordinaires».

En résumé, sur bien des points l’usage de l’expression «terrorisme conjugale» ou «terrorisme intime» fait sens lorsque l’on parle de violences au sein du couple. Elle permet notamment de distinguer les violences sexistes des violences situationnelles dans le couple et de positionner les violences vécues au sein de l’espace domestique dans des systèmes plus large au multiples conséquences.

POUR ALLER PLUS LOIN

(1) https://www.jstor.org/stable/353683 

(2) https://revueintervention.org/wpcontent/uploads/2020/05/la_typologie_lapierre_et_all.pdf

(3) https://centrelavi-ge.ch/wp-content/uploads/2018/09/violence_conjugale_le_choix_des_possibles_2015.pdf

(4) Mise en place d’une emprise mêlant actes de contrôles et actes de coercitions au sein de la relation. Pour en savoir plus: Le contrôle coercitif: une approche renouvelée de la violence intra-familiale.

(5)https://www.unodc.org/unodc/fr/ngos/DCN5-Symposium-on-femicide-a-global-issue-that-demands-action.html

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles depuis 2018. Dans le cadre de cette recherche nous avons élaboré un livret de recommandations pour un traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles adéquats.

Télécharger le livret de recommandations générales ➞

LGBTphobies dans les médias: émission radio

LGBTphobies dans les médias: émission radio sur radio BLV


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En décembre dernier, décadréE a été invité à participer à une émission radio par la radio BLV.

Comment les personnes LGBTQIA+ sont traités dans les médias ? Comment prévenir et se défendre de traitements médiatiques enfermants ? Regards croisés entre France, Belgique francophone et Suisse romande.

Toutes ces questions ont été abordées avec un regard international et vous pouvez réécouter cette émission:

Le langage: l’humain supplanté par la machine?

Le langage: l’humain supplanté par la machine?


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Depuis 2016, décadréE analyse le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles dans la presse romande à travers une veille médiatique chronophage. En partenariat avec la HES-SI Valais/Wallis, l’institut a développé un outil d’automatisation de cette veille: découvrez l’article du magazine Hespresso qui explique ce projet. 

Le Media Innovation Lab de la HES-SO Valais/Wallis a automatisé cette partie de notre travail. Ainsi, un algorithme fondé sur des grands modèles de langages et l’apprentissage automatique lit et analyse les articles de la presse en Suisse romande qui relatent des cas de violence sexiste et sexuelle et répond automatiquement aux critères définis par décadréE. Les expériences menées montrent un gain de temps de travail d’environ 50% grâce à l’automatisation de ce processus. En outre, les tests réalisés permettent d’atteindre un score de 83% en termes de fiabilité de l’information restituée par l’algorithme. ⁠

Mais dès qu’il s’agit d’identifier des rapports de pouvoir implicites, des connotations ou des choix lexicaux sensibles, l’intelligence artificielle atteint ses limites. ⁠La langue ne se résume pas à une prédiction statistique!⁠

La HES-SO Valais/Wallis explique plus en détails ce projet:

Hespresso #10 ➞

Offre emploi – Intersectionnalité

Offre emploi – Intersectionnalité


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Responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité

Contrat à durée maximale, 12 mois, à 50%. Possibilité de transformer le contrat en CDI selon les résultats des recherches de fonds.
Possibilité d’un 30% supplémentaire dans le cadre d’un remplacement temporaire avec des missions similaires, à discuter ensemble.

Entrée en fonction : mars 2026 ou à discuter

DécadréE est un institut de recherches et de formations, ainsi qu’un laboratoire d’idées, sur l’égalité dans les médias.

L’institut décadréE recherche une personne responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité. Dans le cadre du pôle sexisme de son programme média, l’institut souhaite en effet mener un projet exploratoire mêlant racisme et sexisme dans les médias d’actualité romands.

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée: outre ce projet (40%), la personne choisie participera également aux tâches courantes de l’association ainsi qu’à son développement stratégique (10%).

Missions principales (non-exhaustives)

  • Direction de recherche
    • Réaliser une veille médiatique hebdomadaire romande sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
    • Mener une recherche exploratoire, avec des entretiens semi-directifs
  • Sensibilisation et formation
    • Accompagner les journalistes en créant de nouveaux outils et en répondant à leurs questions/demandes
    • Développer une formation-test pour les journalistes sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
  • Coordination du réseau et diffusion
    • Participer aux réseaux genevois, romand et suisse de lutte contre les discriminations
    • Éventuellement participer à des tables rondes, des colloques scientifiques et répondre à des interviews médias
  • Administration
    • Collaborer avec l’équipe communication pour fournir des contenus de sensibilisation pour les newsletters et les réseaux sociaux
    • Gérer les aspects administratifs et financiers liés au projet
    • Participation aux réunions d’équipe, à la vie associative et autres rencontres de l’association
    • Participation aux séances de comité
    • Soutien ponctuel à l’équipe sur d’autres projets
  • Contribution au développement des objectifs stratégiques de l’association, en collaboration avec l’équipe

Profil recherché

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire en sciences sociales (ou d’un titre jugé équivalent) et/ou justifier d’une expérience utile au poste.
  • Disposer d’une expertise avérée sur les questions intersectionnelles, de genre et/ou sur les questions d’antiracisme ainsi que de luttes contre les discriminations et leurs enjeux.
  • Connaissances et expériences en gestion de projet. Respect des délais et du budget, excellent esprit d’analyse.
  • Faire preuve de sens de l’initiative et d’une grande autonomie dans les tâches.
  • Très bonne maîtrise du français pour les rédactions de rapport, etc.
  • Connaissance et expérience en recherches qualitatives et quantitatives.
  • Maîtrise des outils usuels informatiques.
  • Communiquer avec aisance et avoir le sens de la transmission des savoirs.
  • Avoir des connaissances en formation pour adultes, un plus.
  • Connaissances en politique suisse, un plus.
  • Connaissance ou intérêt pour les fonctionnements en gouvernance partagée, un plus.

Processus et informations

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit contenir un CV et une lettre de motivation. La photo n’est pas demandée. Avec la volonté d’effectuer un recrutement respectueux des identités de genre, l’envoi des copies de diplômes ou de certificats de travail/bénévolat n’est pas obligatoire et nous invitons les personnes qui postulent à le faire avec leur prénom d’usage.

Si vous avez des besoins spécifiques en terme d’accessibilité et d’environnement de travail/d’entretien d’embauche, n’hésitez pas à nous les communiquer.

À compétences égales, les personnes directement concernées seront favorisées.

Délai de postulation

Les dossier sont à envoyer à info@decadree.com jusqu’au dimanche 1er février, avec pour titre « Candidature responsable projet intersectionnalité ».

Un accusé de réception sera envoyé à tout le monde.

Processus d’engagement

Les entretiens sont prévus dès la semaine du 9 février.

Les personnes dont les dossiers n’ont pas pas été retenus en seront informées au plus tard à la fin du processus.

Rémunération

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée, ainsi le salaire brut est identique pour chaque employéex et inclut un 13ᵉ salaire. Le salaire mensuel brut 2026 est de 7’108 CHF à 100 %. Une prime « transport durable » existe également.

Conditions d’engagement

Toutes les compétences et connaissances, et non uniquement les expériences professionnelles, sont prises en considération pendant le processus d’engagement. Nous valorisons aussi le savoir-être en lien avec les valeurs de l’équipe et avec le fonctionnement de décadréE.

Le lieu de travail principal est à Genève (Rue de la Coulouvrenière 8, 1204 Genève), le télétravail partiel est possible mais pas durant les premières semaines de prise de poste. Des déplacements en Suisse romande sont à prévoir.

Les bureaux de décadréE se situent au 3e étage avec un petit ascenseur et il n’y a pas de toilettes accessibles pour les personnes à mobilité réduite qui utilisent un fauteuil.

En cas d’engagement et selon sa « Politique de protection de l’intégrité (psychique, physique, sexuelle) et du consentement », décadréE exige un casier judiciaire vierge.

Highlights de l’année 2025

Découvrez les grandes actions 2025 de décadréE!

Semaine des médias à l’école

Lors de la semaine des médias à l’école 2025, qui a eu lieu du 10 au 14 février, nous avons proposé l’atelier « Femmes, pouvoir et médias » aux classes du secondaire I de toute la Suisse romande. Cette première participation à la semaine des médias à l’école a été très encourageante!

La radio de la semaine de l’égalité

Dans le cadre de la radio de la semaine de l’égalité 2025, organisée par la Ville de Genève, qui avait pour thématique Jeunesse & égalité, nous avons accompagné un groupe de jeunes afin de mettre sur pied la première émission radio du Lab.

Découvrir l’émission ➞

Le Presstival et les Bastions et l’égalité

Le mois de juin 2025 a été fort en événements: le Presstival (samedi 7 juin à Bienne) et les Bastions de l’égalité (samedi 14 juin, Genève) nous ont permis de présenter décadréE et ses activités à un public varié et de faire de jolies rencontres.

Le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+

Un nouveau rapport sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ a été publié: découvrez l’évolution de ces thématiques dans les médias ainsi que nos propositions d’amélioration.

Découvrir le rapport ➞

Les masculinités dans les médias et la publicité

Deux recherches exploratoires ont également été publiées: l’une sur les représentations des masculinités dans la presse et l’autre dans la publicité. Ces recherches ont mis en lumière l’importance de questionner la manière dont les masculinités sont représentées et illustrées.

Découvrir les rapports ➞

Assises genre/numérique

DécadréE a été partenaire des Assises genre/numérique dont le focus portait sur les enjeux du genre dans le monde numérique de l’information et de la communication. Nous avons profité pour présenter deux de notre projets en lien avec le numérique, qui ont rencontré un bel accueil de la part du public présent.

Visionner notre conférence ➞

Traitement médiatique des violences de genre et du handicap

A l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences sur le genre, dont la thématique porte cette année sur les intersections entre violences de genre et handicap, nous avons édité des recommandations à l’attention des journalistes pour un traitement médiatique des personnes en situation de handicap touchées par les violences de genre. 

Découvrir les recommandations ➞

Cyberviolence, pression, … : ce que révèle le monitorage des risques sur la sécurité des journalistes en Suisse

Cyberviolence, pression, … : ce que révèle le monitorage des risques sur la sécurité des journalistes en Suisse


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Si la Suisse figure parmi les pays les plus sûrs pour exercer le journalisme, une nouvelle étude commandée par l’Office fédéral de la Communication (OFCOM) et conduite par la Haute école spécialisé des sciences appliquées (ZHAW) révèle une réalité plus contrastée: insultes, attaques numériques et harcèlement touchent une large part de la profession. Dans un contexte inquiétant de restructuration qui s’amplifie, ces révélations sont préoccupantes.

L’étude menée par la ZHAW publiée le 17 novembre 2025 met en évidence une réalité devenue difficile à ignorer: le monde du journalisme est confronté à une montée de la haine, du harcèlement et des pressions juridiques qui touchent une large majorité de personnes de la profession. En 2024, 60 % des journalistes interrogé-es affirment avoir reçu des remarques haineuses ou insultantes dans le cadre de leur travail, et ces attaques s’adressent aussi bien à leurs productions journalistiques qu’à leur identité personnelle ou à leur média.

Onze pour-cent des personnes sondées ont été confrontées à du harcèlement sexuel, principalement verbal mais parfois aussi physique. À cela s’ajoutent les risques numériques: attaques informatiques, tentatives de phishing ou courriels falsifiés, rapportés par 17 % des personnes participant au sondage. Ces violences se déploient surtout dans les espaces numériques publics — réseaux sociaux, sections de commentaires — mais aussi dans des canaux privés comme les messageries ou les e-mails. Les auteurs sont le plus souvent des inconnus.

Les journalistes ne sont pas exposé-es de la même manière. L’étude souligne que les journalistes d’investigation sont particulièrement ciblé-es, qu’il s’agisse de haine, de menaces juridiques ou d’attaques numériques. Le harcèlement sexuel affecte surtout les femmes, les plus jeunes membres de la profession et les personnes qui couvrent des thématiques politiques, sociales ou liées aux minorités.

Les conséquences de ces violences

Ces violences ont un impact direct sur le bien-être des personnes visées. Selon l’étude, le niveau de bien-être psychique des journalistes se situe en dessous de la moyenne de la population active suisse. Les agressions subies augmentent le risque de burn-out. Un chiffre particulièrement alarmant ressort: 68 % des journalistes ont déjà envisagé de quitter la profession. Les inquiétudes portent sur l’insécurité financière, la qualité du journalisme, un manque de reconnaissance ou encore la peur de perdre son emploi.

La ZHAW recommande de renforcer les dispositifs de soutien dans les rédactions, qu’ils soient juridiques, psychologiques ou organisationnels. L’équipe de recherche de l’étude insiste aussi sur la nécessité d’intégrer des modules de prévention dans la formation journalistique et de travailler à une reconnaissance publique plus forte du rôle démocratique du journalisme. L’étude s’inscrit dans le cadre du Plan d’action national pour la sécurité des journalistes, porté par l’OFCOM, qui vise à créer un environnement plus sûr et plus durable pour la profession.

Pour aller plus loin

DécadréE souligne l’importance de cette étude: cet état des lieux inquiète l’institut. Nous souhaitons également ajouter un complément, car cette étude offre peu de précisions sur les proportions de genre des personnes participant à l’étude.

En effet, bien que l’étude affirme que les femmes sont par exemple plus touchées par le harcèlement sexuel ou encore que « [les comportements hostiles visent également les] caractéristiques propres à la personne interrogée (20%; p. ex. ethnie ou genre) », l’étude n’insiste pas sur les difficultés spécifiques auxquelles les femmes ou les personnes racisées peuvent faire face dans leur quotidien de journalistes.

Nous savons que les femmes sont plus confrontées à la haine en ligne et de par ce fait, subissent plus fortement les répercussions de cette cyberviolence. Nous savons également que les journalistes racisé-es sont non-seulement sous-représenté-es en rédaction mais également plus confronté-es à du racisme quotidiennement au sein des rédactions comme dans l’espace public.

L’institut invite ainsi à compléter les résultats de l’étude de la ZHAW avec les réalités vécues par des groupes de personnes stigmatisées et victimes de discriminations au quotidien.

Annonce de restructuration la SSR

Annonce de restructuration la SSR


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Suite à l’annonce de la phase de restructuration profonde de la SSR, décadréE fait part de sa désolation et se joint aux inquiétudes. Cette restructuration menace jusqu’à 900 équivalents temps plein au sein de l’entreprise d’ici 2029.

Un journalisme de qualité demande du temps et des ressources. Les études sur le traitement médiatique des violences sexistes montrent que le contexte de rédaction des articles influencent la qualité des contenus.

L’institut est inquiet face à cette crise que traversent les médias romands, qui menace grandement la qualité et la diversité des contenus médiatiques. Ces décisions économiques de gestion des ressources humaines fragilisent grandement la branche du journalisme et la garantie d’une information de qualité.

Cette annonce de mesure économique suit celles de restructuration de TX Group et de Tamedia en 2023, celle de ESH Médias (Le Nouvelliste, Arcinfo, la Côte, etc.) faite en début 2024, celle de TX Group/Tamedia (24 Heures, La Tribune de Genève, 20 Minutes, mais aussi le Tages Anzeiger, Des Bund et Bilan, etc.) en été 2024 ainsi que celles de de la SRF en hiver 2025 et St-Paul Médias SA au printemps 2025 ainsi que celle de de TX Group en été 2025.

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