Recherche sur l'ouverture à la non-binarité


Pour donner suite au constat effectué lors de la recherche exploratoire, décadréE a noué une collaboration avec la Fédération genevoise des associations LGBT pour mettre au point un projet de sensibilisation des journalistes et des rédactions sur les thématiques LGBTIQ+ avec une veille médiatique, des réactions en fonction des articles et des formations sur ces questions.
Info et inscription : noemie.schorer@decadree.com
images: Camille Bovet, Estelle Gattlen, Louiza
21 juin de 12h30 à 14h00 sur zoom
Les témoignages de victime de violences sexistes se multiplient dans les médias. Il humanise et permet de raconter une réalité complexe et diverse. Mais à quel prix ?
Que selon soit par les journalistes qui les accueillent ou les personnes qui les déposent, comment accompagner au mieux ces moments délicats ? Quels sont les jalons à poser, les limites à respecter ?
Lors de ce lunch média, nous vous proposons d’échanger autour de ces thématiques avec 4 intervenantes pour trouver des solutions communes et permettre de construire ensemble des recommandations.
Intervenantes:
Romy Siegrist: Psychologue et sexologue
Julie Bianchin: Journaliste indépendante, responsable de la récolte de témoignage pour Brisons le silence!
Célia Héron: Cheffe de la rubrique Société et responsable des podcasts du Temps, dont Brise Glace
Virginie Nussbaum: Adjointe du chef de rubrique Culture au Temps et co-productrice du podcast Brise Glace
Inscription: valerie.vuille@decadree.com

À partir de témoignages authentiques de victimes de violences au sein du couple, sept artistes suisses mettent en images ces récits poignants.
© Estelle Gattlen
Pourquoi une telle déferlante de haine encore Amber Heard sur les réseaux sociaux. Que nous raconte ce procès`?
Nous avons eu l’occasion d’être interviewée par le Blick sur cette question.
Suite à une alerte, DécadréE a déposé une plainte auprès de la Commission suisse pour la loyauté. Selon l’Institut celle-ci contrevenait à la règle B.8 concernant les communications commerciales sexuellement discriminatoire.
Cette publicité avec un volet femme et un autre homme porte atteinte à la dignité.En effet, dans la publicité avec la femme, celle-ci sert d’aguiche avec les oranges mises en évidence devant sa poitrine pour susciter le désir. La femme est réduite à ses « belles oranges ». Elle sert d’objet. Malgré la phrase « boostez votre avenir », cette communication renvoie clairement la femme à son corps et à des attributs sexualisants. Dans le cadre de la publicité avec l’homme, son torse dénudé sert également d’aguiche. De plus, la phrase « Musclez-vous le cerveau » donne une représentation stéréotypée des hommes musclés qui ne seraient pas intelligents.Dans les deux cas les personnes sont stéréotypées et cela donne une mauvaise représentation des femmes et des hommes. De plus, la comparaison entre ces 2 publicités permet d’identifier clairement des stéréotypes et rôles de genre problématiques.
Au mois d’avril 2022, la commission suisse pour la loyauté, après avoir entendu les arguments de l’entreprise annonceuse, nous a donné raison et a qualifié la publicité de déloyale en fonction de la règle n°B.8.
Si vous trouvez une publicité sexiste, vous pouvez en apprendre plus sur comment agir ici.


Lunch média – 24 mai, de 12h30 à 14h00, en ligne
Nous vous proposons d’échanger sur les représentations des femmes dirigeantes dans les médias et leur biais.
En Suisse, seuls 20% de femmes sont mentionnées comme expertes dans la presse selon le Global Media Monitoring Project 2020. Pour plus d’une centaine de portraits de femmes analysés entre janvier et mars 2022 dans la presse romande, 45% des articles mentionnent leur statut familial ou leur maternité.
Quel impact sur leur image ? Comment l’inconscient collectif l’analyse ? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter en ce qui concerne la mention du statut familial dans les articles ? Quels outils existent et permettent de contrer les biais ?
Événement gratuit sur inscription
Ce projet est soutenu par le Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences du canton de Genève.
Le lundi 28 mars l’Office fédéral de la statistique a publié les statistiques policières de la criminalité. Certains médias ont mis en perspective les chiffres. Or peu d’entre eux ont décrit les violences sexistes avec précision, certains ont utilisé le terme discutable de «fléau».

Seulement 2 articles mentionnaient explicitement le terme «féminicide», et 2 utilisaient le terme problématique «fléau». Un seul article mentionnait explicitement les mécanismes propre à la violence en parlant «d’escalade de la violence».
Mise en contexte
Les chiffres sont importants pour montrer l’ampleur et l’évolution de la problématique des violences sexistes. Il est essentiel de les mettre en contexte.
Les statistiques policières ne reflètent pas l’ensemble des violences, mais uniquement les dénonciations de l’année auprès des autorités. Watson souligne ainsi avec beaucoup de pertinence à la fin de son article qu’il faut avoir conscience de la présence de “chiffres noirs”.

Il est important de souligner le fait que les chiffres de la criminalité dont on vient de parler ne correspondent pas totalement au nombre d’infractions qui ont réellement été commises en Suisse. La police n’a en effet connaissance que d’un certain nombre de délits. Les autres, soit la criminalité qui échappe aux statistiques officielles, sont connus sous le nom de «chiffres noirs». (Watson, 29.03.22)
Dans la même optique, il est imprécis de titrer « Criminalité – JU/Nette hausse des violences conjugales dans le Jura en 2021» (ats, 23.03.2022) et plus juste de titrer «Les dénonciations pour violence conjugale explosent» ( Le matin, 29.03.2022).
L’année 2020 ayant été particulière en raison du confinement et d’une hausse des violences, il était également important de mettre les résultats des statistiques en perspective avec les années précédentes et de le mentionner. Peu de médias l’ont fait.

Si beaucoup annonce une diminution des dénonciations, il s’agit plutôt d’une stabilité au vue des chiffres de 2019 comme le note Watson «Bien qu’en légère baisse par rapport à 2020, ce chiffre est le troisième le plus élevé signalé au cours des dix dernières années.» ( Watson, 29.03.22) ou encore le Nouvelliste «Avec 341 cas, le nombre de violences domestiques affiche une baisse spectaculaire. Toutefois, il faut rappeler que leur nombre avait explosé en 2020 (417 contre 366 en 2019), probablement à cause du confinement.» (le Nouvelliste, 29 mars 2022).
La question du vocabulaire
La majorité des journaux ont abordé la question en réutilisant le vocabulaire des sources statistiques. Toutefois, d’autres terminologies sont apparues et nous questionnent. Comme indiqué plus haut, plusieurs journaux désignent les violences domestiques comme «un fléau». Cette comparaison permet d’imaginer l’ampleur du problème et de se défaire de l’image des violences comme des faits ponctuels et privés.
Il est toutefois inadéquat. Le terme fléau renvoie à l’idée funeste de la maladie, à la catastrophe écologique ou humaine, voire aux épidémies. Tout comme le terme drame, fréquemment utilisé dans le cas des violences, un fléau provient d’une intervention externe, voire divine. Le terme déresponsabilise et invisibilise ainsi les auteurs.
Fléau
[fléau]
NOM MASCULIN SINGULIER2. Fig. Personne ou chose funeste qui semble un instrument de la colère divine ; grande calamité publique.
▪ Par extension. Phénomène ou personne nuisible, funeste, redoutable.
Dictionnaire de l’Académie française [consulté le 11.04.2022]
De plus, les violences sexistes ne sont pas des maladies ou des catastrophes, mais des faits sociétaux. Le terme invisibilise cette réalité et est donc à proscrire.
DécadréE vous propose de découvrir la campagne lancée par SISTA et Mirova Forward pour interpeller sur le traitement des femmes dirigeantes et entrepreneuses par les médias.
« Et si on posait les mêmes questions aux femmes et… aux hommes ? »
Découvrir la campagne complète
Teaser
Ce mercredi 6 avril, une nouvelle d’un éventuel féminicide suivi d’un suicide a été diffusée par l’ATS.
Stop Suicide et DécadréE tiennent à vous rappeller qu’il est important de parler d’une telle affaire avec les mots et la démarche adéquate.
De plus, si vous souhaitez mettre des ressources d’aide suite aux articles nous vous demandons de mettre des ressources abordant à la fois la question du Suicide et du Féminicide.
DécadréE et Stop Suicide ont développé pour vous aider l’encadré ci-dessous.
Besoin d’aide ?
Si vous vous inquiétez pour vous ou un.e de vos proches, contactez en toute confidentialité :
violencequefaire.ch : service de conseils en ligne anonyme et gratuit (délais de 3 jours)
143: numéro de la Main Tendue, écoute et conseils 24h/7j
144 : urgences médicales
117: police
D’autres ressources sur santépsy.ch et decadree.com/violencesexistes