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Mal nommer : les violences dans les lignes des médias

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Mal nommer : les violences dans les lignes des médias

DécadréE a publié un article scientifique « Mal nommer : les violences dans les lignes des médias » dans la revue Recherches en communication.

Le volume 57 de la revue Recherches en communication a pour titre : « Ces violences systémiques qui nous échappent : les identifier, les qualifier, les dénoncer », un dossier dirigé par Lucie Raymond (Institut Catholique de Paris), Michaël Bourgatte (Université de Lorraine), Bérénice Mariau (Institut Catholique de Paris) et Gaëlle Rony (Institut Catholique de Paris).

Grâce à ces recherches sur le traitement médiatique des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, décadréE a proposé un article scientifique portant sur l’aspect systémique des violences dans les médias, et non pas sur la seule responsabilité des journalistes.

L’article en entier ainsi que tous les autres articles parus dans ce numéro sont disponibles gratuitement en ligne.

Résumé

Les médias ont des responsabilités vis-à-vis du lectorat, en participant à constituer l’opinion publique. Ils influencent nos représentations et sont une source importante d’information. Cet article présente la manière dont les médias peuvent réaffirmer des violences, lors de leur traitement des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, par l’utilisation de certains termes, la confusion de thématiques, la diffusion d’informations imprécises ou encore l’adhésion à des lignes éditoriales sensationnalistes. En s’attardant sur plusieurs recherches, il montre en quoi considérer ces violences comme des violences systémiques permet d’étudier de nouvelles pistes d’actions dans une perspective de changement des médias et de réduction des violences.

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes depuis bientôt 10 ans, à travers une veille médiatique, la co-construction d’outils pour les journalistes et des formations. Ce projet est soutenu par la Ville de Genève, le Canton de Vaud, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le Bureau fédéral de l’égalité et des fondations privées.

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Depuis fin 2020, décadréE travaille aussi sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ avec une veille de 22 médias romands, la co-création d’outils et divers ateliers de sensibilisation. Ce projet est co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et soutenu par la Ville de Genève, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le LGBTI Youth Fund et des fondations privées.

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Communiqué de presse – Résultats de la recherche sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+

Communiqué de presse – Résultats de la recherche sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+


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Communiqué de presse, Genève le 6 juin 2023

Une nouvelle recherche de décadréE, rendue publique le 6 juin 2023, établit un état des lieux sur le traitement médiatique des questions LGBTIQ+ en Suisse romande. Avec une moyenne en notation scolaire de 3 sur 6, les stéréotypes persistent.

Les résultats de l’étude de décadréE portent sur l’analyse de 2’940 sujets médiatiques (majoritairement des articles de presse) provenant de 19 rédactions romandes, entre juillet 2021 et novembre 2022.

Environ un article tous les deux jours, soit 8% des sujets, donne une définition inadéquate des thématiques LGBTIQ+, ce qui perpétue certains stéréotypes.

De plus, la parole des personnes LGBTIQ+ est absente de 70,3% des sujets médiatiques. Une absence qui n’est pas compensée par un avis expert, car 76,3% n’en contiennent pas non plus. « Ces données sont importantes car ces absences participent à biaiser les représentations des personnes LGBTIQ+ dans les médias, tout en les invisibilisant, analyse Noémie Schorer, responsable de projet chez décadréE. Ces absences vont également à l’encontre des recommandations. »

L’étude révèle également que la moyenne est différente en fonction des réalités sous-jacentes à l’acronyme LGBTIQ+. Par exemple, les sujets médiatiques sur les orientations sexuelles et/ou affectives ont une meilleure moyenne que ceux sur les identités de genre.

Ainsi, en collaboration avec la Fédération genevoise des associations LGBT, décadréE va continuer son travail de dialogue et de co-construction avec les médias sur les thématiques LGBTIQ+ commencé en 2021. « Nous avons des retours positifs sur les outils mis en place, de la part d’associations LGBTIQ+ et de journalistes, pour continuer à travailler ensemble sur ces questions, conclut Noémie Schorer, responsable de projet chez décadréE. Il y a en effet une responsabilité des médias face à ces représentations qui influencent l’opinion publique. »

 

Liens :

Pour télécharger le rapport et la synthèse

Pour consulter les recommandations

 

Contact :

Noémie Schorer, responsable de projet chez décadréE, noemie.schorer@decadree.com

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