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Violence de genre et handicap. Quel traitement médiatique?

Violence de genre et handicap. Quel traitement médiatique?


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Comment les médias parlent-ils des personnes en situation de handicap et spécifiquement comment abordent-ils les situations de violences? Quels sont les impensés et les stéréotypes? 🤔

Le 12 novembre 2025, nous avons invité Malick Reinhard et Céline Witschard afin de discuter de ces questions lors d’un lunch-média.

Ce lunch-média a eu lieu dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence de genre.

Cette vidéo a été enregistrée le mercredi 12 novembre 2025 avec l’accord des personnes participantes.

Intervenant-es:

👉 Céline Witschard, Vision Postivie

👉 Malick Reinhard, Journaliste

Ressources:

 

 

Les inscriptions pour la Semaine des médias à l’école 2026 sont ouvertes!

Les inscriptions pour la Semaine des médias à l’école 2026 sont ouvertes!


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Pour la deuxième année consécutive, décadréE participe à la Semaine des médias à l’école, du 2 au 6 février 2026, avec deux ateliers. Les inscriptions sont ouvertes!

Femmes, pouvoir et médias

Qui sont les femmes qu’on voit dans les médias ? Comment sont-elles présentées? Quels mots utilise-t-on pour les décrire? Avec des exemples concrets et des activités collaboratives comme l’exercice du Puzzle d’articles, cet atelier participatif de 2 périodes (1h30) invite les jeunes à décrypter le traitement médiatique des femmes dirigeantes. Le but est de comprendre les mécanismes d’invisibilisation et de reproduction des stéréotypes parfois à l’oeuvre dans la presse.

Public-cible : élèves du secondaire I (9-11H)

Dates possibles :  les après-midis du 20 janvier et du 6 février, en Suisse romande.

Inscriptions: via le site de la Semaine des médias à l’école

Sexiste, la pub?

Dans le but de sensibiliser au sexisme et aux discriminations présentes dans les visuels publicitaires et la communication, cet atelier interactif et ludique permet aux élèves de développer des compétences dans l’analyse visuelle tout en abordant la question des discriminations et des stéréotypes féminins/masculins.

Public-cible : élèves du secondaire I (9-11H)

Dates possibles : les inscriptions pour cet atelier durant la semaine des médias sont complètes. Nous sommes toutefois disponibles pour venir donner cet atelier en dehors de la semaine des médias. Vous trouverez les informations à ce sujet dans notre catalogue de formations.

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité


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Recherche 2025

Entre juillet 2024 et juin 2025, décadréE a analysé 1’302 sujets médiatiques issus de 22 médias romands (presse écrite, télévision et radio) afin d’évaluer le traitement des thématiques LGBTIQ+.

Résultat : une amélioration globale du traitement médiatique, mais des lacunes persistantes en matière de représentations.

Des avancées encourageantes
La moyenne générale de l’analyse, calculée sur 14 critères codés entre -1 et 1, atteint 0,21, en hausse par rapport à la recherche précédente (effectuée en 2021-2022 et avec une moyenne de 0,06). Les sujets médiatiques clairement problématiques ont diminué, signe d’un traitement médiatique amélioré.

Trop peu de voix LGBTIQ+
Les personnes LGBTIQ+ sont absentes dans près de 7 sujets médiatiques sur 10, et leur parole directe n’apparaît que dans un article sur quatre. Les voix expertes sont également peu présentes. Cette faible représentation limite la compréhension des réalités vécues pour le grand public et empêche des représentations diversifiées.

Des biais persistants sur les questions trans
Les titres, chapôs et images sont globalement peu sensationnalistes, à l’exception notable des sujets portant sur les questions trans. Ceux-ci concentrent la quasi-totalité des biais négatifs observés, entretenant des représentations stéréotypées.

L’intersexuation, toujours absente
L’intersexuation demeure quasi invisible : seuls 10 sujets, soit moins de 1 % de la veille, abordent cette thématique, qui obtient la plus mauvaise moyenne de l’analyse. Cela témoigne d’un manque de connaissance et de sensibilisation au sein des rédactions.

Cette recherche a été effectuée dans le cadre du projet de sensibilisation des médias aux thématiques LGBTIQ+, co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+. Il reçoit le soutien de la Ville de Genève, de l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais ainsi que de fondations privées.

Les mesures superprovisionnelles à l’encontre des médias: quelles conséquences?

Les mesures superprovisionnelles à l’encontre des médias: quelles conséquences?


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Décryptage

De plus en plus de médias sont visés par des mesures superprovisionnelles: que signifient ces mesures et quelles en sont les conséquences?

Dans le droit Suisse, les mesures superprovisionnelles sont des décisions provisoires qui visent à protéger une personne ou une entité d’un danger urgent de préjudice difficilement réparable. (art. 265, CPC).

Ces mesures peuvent être ordonnées contre un média si les potentiels préjudices sont jugés graves ou si l’atteinte portée par le média n’est manifestement pas justifiée. (art. 266, CPC).

Selon nos observations, de plus en plus de médias sont aujourd’hui visés par de telles mesures. C’est notamment le cas lorsque les médias révèlent des accusations de harcèlement ou d’agressions sexuelles. Dans de tels cas, les articles ou reportages sont censurés le temps que l’affaire soit réglée.

Ces mesures, décrites comme procédures-bâillons, sont dangereuses:

  • ces mesures superprovisionnelles ont pour but de silencier les médias;
  • les médias ne peuvent plus mener à bien leur devoir d’information;
  • le débat public autour des questions de lutte contre les violences sexistes est altéré;
  • les journalistes et les personnes qui témoignent à visage découvert ne bénéficient que peu de protection.

Les médias jouent un rôle essentiel dans la prévention des violences sexistes et sexuelles. Le travail de journaliste est très complexe. Il s’agit en effet de révéler les informations avec le plus d’objectivité possible en préservant à la fois la présomption d’innocence et l’intégrité des victimes, notamment par le recours à l’anonymat.

Or, nous voyons aujourd’hui de plus en plus de victimes témoigner à visage découvert.

Oui, la honte doit changer de camp. Mais, les médias ont la responsabilité et le devoir d’informer les personnes témoignant à visages découvert des risques. Une victime témoignant peut se voir à nouveau confrontée à des situations de violences, insultes, messages, etc. de la part de la personne auteure, ou encore être poursuivie pour diffamation.

Ces situations de plus en plus fréquentes sont inquiétantes pour un traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles adéquat.

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles depuis 2018. Dans le cadre de cette recherche nous avons élaboré un livret de recommandations pour un traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles adéquats. Nous avons également élaboré un livret de recommandations centrées sur la médiation des personnes ayant subi des violences.

Télécharger le livret de recommandations générales ➞

Télécharger le livret de recommandations sur la représentation des personnes ayant subi des violences ➞

4ᵉ édition des assises du projet genre/numérique

4ᵉ édition des assises du projet genre/numérique


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Regards croisés sur genre, média et numérique

Le jeudi 6 novembre aura lieu la quatrième édition des assises du projet genre/numérique qui porteront sur les métiers de l’information et de la communication. DécadréE est partenaire de ce projet.

Nous sommes heureuses d’annoncer que décadréE est partenaire du projet genre/numérique pour l’organisation de la quatrième édition des assises.

Le programme est encore en cours de construction mais nous pouvons déjà vous annoncer la présence de la journaliste Rokhaya Diallo ainsi qu’Erika Schläppi, membre du Comité pour l’Elimination de la Discrimination à l’égard des femmes de l’ONU.

Le projet genre/numérique vise à soutenir la recherche scientifique, les institutions politiques et les initiatives citoyennes pour concevoir un monde numérique plus inclusif.

Nouveau projet du Lab: un podcast sur les futurs désirables

Nouveau projet du Lab: un podcast sur les futurs désirables


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Le podcast Futur désirable (titre de travail)

Le Lab lance en septembre 2025 un nouveau projet de podcast participatif ouvert aux jeunes entre 15 à 25 ans. Ce projet est l’occasion de co-créer un podcast qui raconte les futurs désirables tout en assimilant ou consolidant des connaissances qui pourront être mises en pratique directement!

Tu trouveras toutes les informations liées au projet sur la page dédiée, notamment le contact pour rejoindre l’équipe de projet:

On se réjouit de t’accueillir et de te donner les clés pour co-construire ce podcast avec le reste de l’équipe!

Écoutez voir

Écoutez voir


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Le podcasting: l’avenir de l’évaluation?

Le Lab participe à une conférence sur le potentiel du podcast dans l’enseignement qui aura lieu le lundi 8 septembre à la Haute École d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG‑VD).

Ce sera l’occasion de découvrir les coulisses de la démarche du Lab et de découvrir d’autres initiatives qui mettent le podcast au centre.

Inscription

Le podcasting dispose d’atouts pour répondre aux défis posés par l’IA. Les étudiant-es impliqué-es dans la création de podcasts montrent de meilleures performances académiques et une plus grande profondeur de compréhension. Les podcasts sont estimés « plus amusants », stimulant la créativité. Ce format favorise l’acquisition de compétences transversales, en respectant la diversité des styles d’apprentissage. Certaines initiatives d’évaluation par podcast sont menées à la HES-SO. Venez les découvrir et co-construire une réflexion sur leur valeur pédagogique et leur valorisation.

Télécharger le flyer

Avec la participation de:

  • Erica Berazategui, responsable de projet, association décadréE
  • Julie Mégevand, rédactrice multimédia, Bureau presse & promotion, UniNE
  • Michaël Perret, Professeur HES associé en communication, HE-Arc
HEIG-VD - Auditoire
Avenue des Sports 20, 1400 Yverdon-les-Bains Contact: silna.borter@heig-vd.ch

Les devoirs scolaires, un medium d’apprentissage qui n’échappe pas au sexisme

Les devoirs scolaires, un medium d’apprentissage qui n’échappe pas au sexisme


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DécadréE s’est penché au mois de juin sur les différentes représentations que des enfants de 7 à 8 ans avaient chaque semaine à la maison dans leurs devoirs et qui contribuent à construire leurs « modèles » de demain.

Oui, parce que les représentations de rôles modèles, role-models comme on les appelle aussi en anglais, sont partout. Sur des médias (1) d’information, comme la presse et le TJ, sur des médias de divertissement, comme les séries et les tournois sportifs, ou sur des médias de promotion, comme les spots publicitaires, les affiches. Mais aussi sur des supports d’apprentissage… comme les devoirs des enfants, pardi !

Aujourd’hui, de nombreuses recherches prouvent que le rôle des modèles tient une place primordiale dans les choix de carrière féminines et que leur médiatisation a un véritable impact positif. Si les écueils sont rarement volontaires, ils se manifestent souvent par la reproduction des représentations sociales attendues selon le genre.

Il est important d’éviter d’essentialiser l’expertise des femmes et de prendre en compte la pluralité des domaines de compétences. Voyons maintenant ensemble quelles sont les représentations proposées par un média d’un autre genre : les devoirs.

Classeur de devoirs ouvert sur des exercices de mathématiques.

Décryptage

Pour y parvenir, l’institut a compté et trié toutes les représentations nichées dans les devoirs d’une classe de 4P Harmos romande sur une période de trois mois environ.

L’institut a choisi de compter les apparitions nominales et pronominales : les pronoms personnels pour les exercices de conjugaison, les personnages des problème de mathématique, des exercices de lecture et de compréhension ainsi que ceux des exercices d’écriture ont été recensés. Les personnages sont soit prénommés, soit nommés par leur fonction sociale et/ou professionnelle.

Puis les représentations ont été classées en deux catégories. Une catégorie « sans rôle modèle » et une catégorie « avec ». Cette séparation nous permet de vérifier, premièrement, le nombre générale de représentations genrées et, deuxièmement, le nombre de représentations pouvant être inspirantes.

  • Exemple 1: papa fonction social d’être parent = rôle modèle
  • Exemple 2: Emma prénom = sans rôle modèle
  • Exemple 3: nous pronom personnel = sans rôle modèle
  • Exemple 4: marchande fonction professionnelle, métier = rôle modèle

Les représentations « avec un rôle modèle » permettent de découvrir des représentations de nos sociétés mais également d’en questionner, voir d’en inspirer de nouvelles.

Les représentations sans rôle modèle

Les prénoms

Les prénoms des personnages sont presque égaux en genre: quatorze prénoms masculins et treize prénoms féminins. Nota bene : aucun prénom épicène n’a été repéré. En d’autres termes, il n’y avait ni de Camille ni de Charlie ou de Sacha, des prénoms portés par des filles et des garçons sans que l’orthographe ou la prononciation ne changent pour signifier le genre de la personne.

Les pronoms

Les pronoms à la 3e personne des exercices de conjugaison sont plutôt féminins: trois pronoms masculins et sept pronoms féminins.

Premier constat, les représentations sans rôle-modèle, soit des personnes dont la fonction n’est pas définies, sont plutôt équilibrées. 20 représentations féminines pour 17 masculines. Ce qui correspond à un taux de 54 % de représentations féminines pour 46% masculines.

Or, voyons maintenant comment les représentations à qui on attribue un rôle-modèle (par exemple, un métier) sont réparties par genre.

Les représentations avec rôle modèle

Les fonctions et les rôles: 17 représentations masculines, douze représentations neutre et dix représentations féminines.

Les métiers

Deux directeurs, un jardinier, un facteur, un boucher, une fois des moniteurs et un auteur. En tout, sept rôle modèles masculins.
Une marchande et une fleuriste. En tout, deux rôles modèles féminins.

Les fonctions sociales

Trois frères, un papi, un homme (!), deux pères, un papa et deux amis. En tout, dix rôles modèles sociaux masculins.
Trois mamans, une mami, une sœur, une mère, une voisine et une grand-mère. Au total, huit rôles modèles sociaux féminins.

À cela s’ajoutent douze fonctions sociales neutres : six enfants, deux parents, un bébé, une personne et deux fois des pirates.

Pirate est un mot épicène. Logiquement, on ne sait pas si les pirates sont des hommes ou des femmes. Il est pertinent de souligner que lorsque des stéréotypes de genre sont liés à des termes épicènes, les représentations de ces termes les reproduisent cependant. Concernant le terme pirate, si rien dans les textes, accords de genre et descriptions, ne déconstruit les stéréotypes, l’image mentale que l’on se fait des pirates incarne majoritairement des hommes, certainement avec un tricorne, un sabre et une barbe noire, des accessoires qui renforcent leur masculinité.

L’analyse et le recensement des représentations nous permettent de conclure que lorsqu’il s’agit de représentations avec une fonction définie et inspirante, les représentations féminines chutent drastiquement. En effet, la part de représentations féminines correspond plus qu’à 26% tandis que la part masculine, plus stable, correspond à 43%. Les rôles modèles neutres équivalent à 31% des représentations.

De plus, les femmes et filles abondent dans le rôles sociaux et familiaux attendus selon leur genre et sont quasi exclues de fonctions professionnelles. En effet, les représentations des fonctions professionnelles répondent à des codes genrés, des stéréotypes. A l’instar des pirates cités avant, les représentations des métiers de direction sont généralement au masculin. Les représentations de femmes sont plus nombreuses dans les rôles sociaux et familiaux sans pour autant surpasser le nombre de représentation masculine.

On souligne anecdotiquement qu’il y a une représentation dont le rôle est uniquement un marqueur social de genre et qu’il ne désigne aucun autre rôle, familial ou affectif. Il est au masculin et est adulte: c’est un homme.

Déjà en 2018, le Guide pour prévenir les discriminations et les violences de genre édité par le deuxième Observatoire analyse les contenus des manuels scolaires. Il conclue que « la majorité des personnages sont masculins et ont un rôle prépondérant » et ajoute que « ce qui participe à renforcer les stéréotypes de genre dans les supports pédagogiques ne saute pas forcément aux yeux » (2).

Faire attention aux représentations médiatiques des femmes et des filles permet de créer de nouveaux modèles et de contribuer à la construction d’une société égalitaire. Les créateurs et créatrices de contenus, surtout scolaires, ont une responsabilité dans la perception et l’évolution des représentations collectives.

Nous voulons plus d’égalité et de diversité dans les médias, à commencer par les représentations proposées aussi aux jeunes générations. Pour qu’elles deviennent aussi directrice, jardinière, factrice, bouchère et autrice !

Cette étude est possible grâce au soutien de La Société suisse d’utilité publique (SSUP)

Le matériel pédagogique L’école de l’égalité est disponible sur la plateforme egalite.ch.

Télécharger aussi la brochure du cycle 1, 1ere – 4e année ➞

Le guide pour prévenir les discriminations et les violences de genre dans les écoles primaires édité par le deuxième Observatoire

Télécharger Le ballon de Manon et la corde à sauter de Noé ➞

EN SAVOIR PLUS

(1) Définition de «média» selon le Robert en ligne : Moyen, technique et support de diffusion massive de l’information.

(2) DUCRET Véronique et NANJOUD Bulle, 2018. « Le ballon de Manon et la corde à sauter de Noé », Ed. Le deuxième Observatoire, Chapitre 3, pp. 38-39.

Annonce de restructuration à TX Group

Annonce de restructuration à TX Group


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Suite à l’annonce de la restructuration menaçant près de 80 postes à temps plein par l’éditeur TX Group, décadréE fait part de sa désolation et se joint aux inquiétudes.

Un journalisme de qualité demande du temps et des ressources. Les études sur le traitement médiatique des violences sexistes montrent que le contexte de rédaction des articles influencent la qualité des contenus.

L’institut est inquiet face à cette crise que traversent les médias romands, qui menace grandement la qualité et la diversité des contenus médiatiques. Ces décisions économiques de gestion des ressources humaines fragilisent grandement la branche du journalisme et la garantie d’une information de qualité.

Cette annonce de mesure économique suit celles de restructuration de TX Group et de Tamedia en 2023, celle de ESH Médias (Le Nouvelliste, Arcinfo, la Côte, etc.) faite en début 2024, celle de TX Group/Tamedia (24 Heures, La Tribune de Genève, 20 Minutes, mais aussi le Tages Anzeiger, Des Bund et Bilan, etc.) en été 2024 ainsi que celles de de la SRF en hiver 2025 et St-Paul Médias SA au printemps 2025.

Prix de la communication inclusive: des récompenses pour Minds et OQIO, Créatives et 23bis

Prix de la communication inclusive: des récompenses pour Minds et OQIO, Créatives et 23bis


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Lausanne, le 10 juin 2024 – communiqué

 En 2025, le Prix de la communication inclusive a connu sa troisième édition. Cette année, une cinquantaine de personnes des milieux de la communication et de l’égalité se sont retrouvées le 10 juin au Tibits Lausanne, pour une cérémonie de remise des prix suivie d’une table ronde et d’un apéritif. Une soirée idéale pour parler des douze projets présentés, et plus largement de l’évolution des pratiques inclusives dans la communication. 

«Nous avons vu des progrès intéressants dans les projets d’agences qui ont participé aux autres éditions, signe que les pratiques d’améliorent, se réjouit Valérie Vuille, directrice de DécadréE et organisatrice du concours. Le nombre d’inscriptions a presque doublé depuis 2024, ce qui montre un intérêt croissant des milieux de la communication pour des pratiques inclusives.» 

Non à la discrimination algorithmique 

Dans la première catégorie, qui regroupe des campagnes sur le thème de l’égalité, c’est la campagne contre la discrimination algorithmique intitulée Intelligence artificielle avec responsabilité… sans discriminations réalisée par 23bis pour l’ONG AlgorithmWatch qui a été récompensée. Cette action de lobbying donne la parole à des personnalités représentant une multitude de profils, aux origines, genres et handicaps différents. 

«Nous avons récompensé ce projet à la fois pour ses objectifs ambitieux et pour son approche engagée. Cette campagne est complète, incarnée, intersectionnelle et profondément d’actualité», a déclaré Joëlle Moret, Déléguée à l’égalité et à la diversité de la Ville de Lausanne et membre du jury. 

 Des sourires très inclusifs 

La seconde catégorie était ouverte aux campagnes et actions de communication appliquant les bonnes pratiques de l’inclusivité, sans poursuivre spécifiquement un objectif lié aux questions de genre. C’est la campagne Tout commence par un sourire de Adent qui a été distinguée. Destinées à encourager la population à prendre soin de son hygiène bucco-dentaire, les déclinaisons diffusées en affichage, dans les médias classiques et sur les réseaux sociaux mettent en scène des modèles montrant une grande diversité d’âges, d’origines, de genres et de caractéristiques physiques. 

Romain Pittet, coprésident de la SRRP et membre du jury, souligne que «dans un domaine lié autant à la santé qu’à l’esthétique, il serait tentant de suivre des standards de beauté classique. Au contraire, l’agence a choisi de mettre en avant une diversité de modèles et d’apparences, tout en prêtant attention aux formulations utilisées. Le résultat est une campagne inclusive, mais en toute discrétion.» 

«Pleure comme un homme*!» 

Introduit lors de la deuxième édition en 2024, le jury des jeunes décerne lui aussi un prix. Cette année en revanche, il n’a pas fait son choix parmi les projets shortlistés: le jury des jeunes a lui-même identifié des campagnes et actions de communication qu’il a jugées intéressantes sur le plan de l’inclusivité. Le hasard fait bien les choses, puisque cette démarche lui a permis de récompenser la campagne «Pleure comme un homme» de l’association Minds, réalisée par OQIO, qui faisait lui aussi partie des projets shortlistés et soumis au jury principal. 

Douze campagnes shortlistées 

Le jury officiel et le jury des jeunes ont dû faire leur choix parmi douze campagnes réparties entre les deux catégories. 

Catégorie «Campagnes pour l’égalité» 

  • AlgorithmWatch pour sa campagne contre la discrimination algorithmique. Réalisation: 23bis. 
  • L’Etat de Vaud pour sa campagne Amoureux·ses, réalisée elle aussi par 23bis. 
  • Le Canton du Valais pour sa campagne Contre les discriminations LGBTIQ. Réalisation: kiwi communication Sàrl. 
  • La HETSL pour sa brochure destinée à encourager la participation des filles dans les activités jeunesse. 
  • L’association Minds pour sa campagne Pleure comme un homme. Réalisation: OQIO. 
  • La République et Canton de Genève pour sa campagne Changeons la donne, réalisée par Mosh. 
  • L’Université de Lausanne pour son guide pour une communication inclusive. 

Catégorie «Toutes campagnes» 

  • Adent pour sa campagne Tout commence par un sourire. Réalisation: Creatives. 
  • Groupe E pour sa campagne de marque employeur. 
  • La Ville de Lancy pour sa campagne sur la mode durable. Réalisation: Hamak. 
  • Le label Commune en santé pour son action de notoriété réalisée par LR Communication SA. 
  • Prométerre pour la bande dessinée Cultures. Promotion: Campagnes.com. 

Toutes les actions shortlistées ont passé avec succès la grille d’analyse développée par DécadréE.

Le jury principal réunissait des professionnelles de l’égalité et des représentants des métiers de la communication: 

  • Valérie Vuille, directrice de DécadréE 
  • Joëlle Moret, Déléguée à l’égalité et à la diversité à la Ville de Lausanne 
  • Héloïse Roman, Chargée de projets égalité à la Ville de Genève 
  • Vincent Antonioli, membre du comité et président de la commission régionale Suisse romande de KS/CS Communication Suisse 
  • Romain Pittet, coprésident de la Société romande de relations publiques (SRRP) 

Le jury des jeunes réunissait des personnes de moins de 25 ans qui suivent actuellement une formation dans les domaines de la communication ou des études genre: 

  • Ange Bisso, Étudiant en Master en Journalisme et Communication, orientation Création de contenus et communication d’intérêt général à l’Université de Neuchâtel 
  • Mathilde Bolle, Étudiante en Master en Études genre à l’Université de Genève 
  • Gabrielle Nlom, Étudiante en Master en Études africaines à l’Université de Genève et assistante communication pour la Fondation pour l’égalité de genre
  • Joanie Perrenoud, Étudiante en Master en Journalisme et Communication, orientation Création de contenus et communication d’intérêt général à l’Université de Neuchâtel 
  • Alisson Shepherd, Étudiante en Bachelor en Lettres à l’Université de Neuchâtel (Sciences de l’information et la communication, Sciences du Langage, Sociologie) 
  • Charlène Wicky, Étudiante en Bachelor en Lettres et Sciences Humaines (Sociologie, Sciences de l’Information et de la Communication, Management) à l’Université de Neuchâtel

Contact

Valérie Vuille, directrice de DécadréE
valerie.vuille@decadree.com

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