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Cyberviolences – comment résister collectivement à la silenciation?

Cyberviolences – comment résister collectivement à la silenciation?


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Organisée conjointement dans le cadre de la campagne 25 novembre-Genève – Violences sexistes et sexuelles : finissons-en ! et de la campagne nationale 16 jours contre la violence basée sur le genre, cette table ronde évoquera les cyberviolences, leurs mécanismes, leurs impacts et explorer les moyens d’y faire face.

La rencontre débutera par la présentation d’un guide pratique destiné aux personnes exposées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Fruit d’un travail conjoint entre décadréE, la Fondation pour l'égalité de genre et Stop Hate Speech, le Guide d’autoprotection numérique pour une rispote collective et féministe propose des outils et des ressources pour comprendre les mécanismes de la haine en ligne, se protéger et organiser des réponses solidaires face aux cyberviolences.

À travers les regards croisés de Pauline Ferrari, journaliste, Ela Bulen Öztürk, politicienne et de Carolina Gonzalez - La Carologie, créatrice de contenus, la table ronde explorera ensuite les mécanismes des violences sexistes en ligne, leurs impacts sur les personnes visées et sur le débat démocratique, ainsi que des ressources et stratégies permettant d’y faire face. Elle ouvrira enfin la réflexion sur les solidarités et leviers d’action, locaux comme globaux, nécessaires pour garantir un espace public plus égalitaire et diversifié.

La librairie Fahrenheit 451 sera présente lors de la rencontre pour permettre au public de se procurer les livres pour approfondir cette thématique.
Jeudi 26 novembre,19h - 21h
MIA - Salle Carson, Rue des Savoises 15, 1205 Genève Entrée libre
Intervenantes :

Pauline Ferrari

Pauline Ferrari est journaliste indépendante, spécialiste des nouvelles technologies, des questions de genre et des cultures web. Depuis plusieurs années, elle documente les mouvements masculinistes et la montée du discours antiféministe en ligne. Elle a publié en 2023 "Formés à la haine des femmes" aux éditions JC Lattès. En parallèle, elle fait de l'éducation aux médias et à l'information ; ainsi que de l'EVARS, en milieu scolaire. 

Ela Bulen Öztürk

Ela Öztürk est une jeune juriste et militante féministe et antiraciste genevoise, engagée sur le terrain politique dès ses 19 ans. Membre du Parti socialiste genevois et conseillère municipale suppléante à Thônex, elle siège au comité de la Jeunesse socialiste genevoise et milite au sein du collectif des Foulards violets. Porte-parole d'une coalition transpartisane de plus de vingt organisations engagées pour l'inclusion, elle a été choisie cette année parmi les 36 personnalités romandes engagées pour l'inclusion et la diversité du projet « Voices of equALLity ». Elle porte une voix jeune dans les débats sur la laïcité, la diversité et l'insertion socioprofessionnelle des jeunes. Elle poursuit en parallèle un Master en socioéconomie à l'Université de Genève.

Caroline Gonzalez - @la_carologie

Carolina Gonzalez, genevoise de 29 ans, militante féministe et enfantiste, créatrice de contenu en ligne et intervenante en milieu scolaire. Depuis 2015 Carolina partage des vidéos dans lesquelles elle analyse des événements personnels à travers un prisme sociologique afin de sensibiliser son public au sujet des violences et d'enjeux relatifs à la justice sociale. Le croisement entre le récit personnel et le regard analytique lui à permis de développer son champ s'action et de délivrer des ateliers de sensibilisation auprès de jeunes dans différents cadres (TSHM, Cycles d'orientation, ateliers associatifs, etc).

Modération :

Agathe Seppey, Le Temps
Cet événement est organisé en partenariat par le Bureau de promotion de l'égalité et de prévention des violences (BPEV), le Service Agenda 21-Ville durable de la Ville de Genève, Frieda, l’ONG Féministe pour la paix, la Fondation pour l’égalité de genre, Stop Hate Speech et décadréE.

Les zines des Journées du Matrimoine 2026

Les zines des Journées du Matrimoine 2026


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Le Lab a participé aux Journées du Matrimoine de Lausanne organisée par l’association Sujettes: l’équipe de bénévoles de cet événement a réalisé des zines, accompagnée par l’équipe du Lab!

Découvrez les zines créés dans ce cadre en vous rendant sur la page du projet. 

Sondage anonyme sur l’expérience des personnes LGBTIQ+ en ligne

Sondage anonyme sur l'expérience des personnes LGBTIQ+ en ligne


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Pour la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et décadréE, Aurèle Cuttat mène un projet de trois vidéos sur les expériences en ligne des personnes LGBTIQ+.

Des vidéos qui vous sont destinées et pour lesquelles vous avez l’occasion de participer !

En effet, pour recueillir des témoignages, nous avons préparé un sondage qui permet à chacunex de s’exprimer sur son expérience en ligne en tant que personne LGBTIQ+, d’y raconter ses bonnes ou mauvaises expériences. Le sondage est anonyme : https://forms.schweizerform.ch/2b4ecccd-1b26-4679-8e1b-a1c7950b8b88

L’idée est de mêler expertise et récit, et donc d’apporter de la matière et des infos complémentaires par des personnes expertes, à partir de vos vécus.

Merci d’avance pour votre confiance et votre générosité 💙

Prix du journalisme contre la culture du viol 2026

Prix du journalisme contre la culture du viol 2026


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Le prix du journalisme contre la culture du viol revient en 2026! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 septembre.

Pour sa troisième édition, le prix du journalisme contre la culture du viol poursuit son objectif de visibiliser et valoriser les productions journalistiques abordant les violences sexistes avec un traitement médiatique adéquat permettant d’informer et de sensibiliser sur la thématique. 

Le prix 2026 comprend deux catégories:

Le jury composé de 6 journalistes et expert-es des question de genre déliberera en autombe et une cérémonie de remise des prix sera organisée en décembre.

Vous avez participé à produire un contenu journalistique hors du cadre de l’actualité quotidienne sur les violences sexistes entre les années 2023 à 2026? 

Dossiers spéciaux, podcasts, documentaires et productions originales portant sur les violences sexistes produites en Suisse seront récompensées sur la base d’une candidature. 

Les candidatures sont ouvertes dès aujourd’hui et jusqu’au 27 septembre:

Lancé par décadréE en 2020, le prix du journalisme contre la culture du viol a pour objectifs de valoriser des articles et des productions journalistiques brisant les clichés et informant sur les violences sexistes. 

Découvrir les lauréates du Prix du journalisme contre la culture du viol 2023 ➞

Nous sommes à disposition pour répondre à vos questions: info@decadree.com

 

Nouveau projet de recherche

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Décadrée lance une nouvelle recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle, portant sur l’analyse du genre et du racisme dans les médias d’actualité suisse romands.

Notre dernier rapport de recherche (2026) Genre et médias pour la médiatisation de role models féminins diversifés (1) atteste que de nombreux biais et stéréotypes persistent dans le traitement médiatique des femmes racisées.

Dans la continuité de cette recherche, décadréE ouvre un nouveau projet de recherche exploratoire fondée sur une approche intersectionnelle. L’objectif de cette recherche est d’établir un état des lieux des pratiques médiatiques concernant les femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

Gabrielle Nlom, responsable du projet de recherche

Riche d’un parcours académique diversifié en droit et sciences politiques Gabrielle Nlom s’est spécialisée dans la recherche et l’analyse des dynamiques politiques et sociales concernant les personnes africaines et afrodescendantes. Ses engagements associatifs et activités créatives, l’ont poussé à approfondir sur les sujets liés aux femmes noires et racisées.

A décadréE, Gabrielle Nlom est responsable du projet sur le traitement médiatique des femmes racisées dans les médias d’actualité suisses romands.

Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés

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Recherche exploratoire pour la médiatisation de role models féminins diversifiés

Depuis 2020, décadréE analyse la représentation des femmes dans les médias romands. Si les chiffres montrent une sous-représentation persistante, les études révèlent surtout des biais profondément ancrés, notamment dans les portraits de femmes. En comparant des articles de presses de différents domaines — politique, sport et culture — l’institut met en lumière les mécanismes qui influencent la visibilité des modèles féminins et souligne l’importance de leur médiatisation, ainsi que l’impact des réactions du public sur leur présence dans l’espace médiatique.

Les analyses médiatiques d’événements d’envergure permettent de confirmer que les journalistes et les médias soignent une représentation équitable des femmes et des hommes. En effet, lors des JO 2024, 45% de femmes ont été médiatisées pour 55% d’hommes. Dans le cas des élections cantonales genevoises de 2023, 53% de femmes et 47% d’hommes ont été représentés. presque autant de femmes que d’hommes sont mises en avant par les médias pendant ces événements. Habituellement dans les médias suisses, selon le dernier Global Monitoring Projet (GMMP, 2020), 28% des personnes médiatisées sont des femmes. Cependant, lors de la médiatisation de ces événements, des écueils se cachent par exemple dans le choix du vocabulaire ou de l’angle. Un lexique infantilisant ou essentialisant invisibilise la légitimité ou les compétences des femmes. Les compétences hors terrain, comme les détails sur la vie privée, sont privilégiées dans les portraits de presse féminins et presque absentes des portraits masculins.

Dans l’ensemble des trois veilles (politique, sport, culture), 132 portraits de presse ont été recensés. Un constat traverse les différentes analyses : les portraits et les interviews sont particulièrement sujets aux biais. En effet, si 22% des contenus analysés sont considérés comme problématiques, cela concerne 67% des portraits et 22% des interviews. Aussi, lorsque les médias dressent le portrait d’une personnalité féminine, ils ont tendance à l’infantiliser à hauteur de 80%.

Sans pouvoir établir encore de corrélation, nous observons également que plus un article est biaisé, plus les commentaires du lectorat, quand ils sont possibles, sont également méprisants, voire sexistes, racistes ou haineux. En d’autres termes, les commentaires aussi remettent en question la légitimité des femmes dans leurs carrières tandis qu’ils sont principalement reconnaissants de la carrière des hommes. Il est donc particulièrement important d’en tenir compte lors desportraits et des interviews, où la personne portraiturée sera directement visée par les commentaires en ligne.

Retrouvez l’étude complète sur notre site.

Cette recherche a été réalisée grâce aux soutiens de la fondation Passer’elles et de la Société suisse d’utilité publique.

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité


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Recherche 2025

Entre juillet 2024 et juin 2025, décadréE a analysé 1’302 sujets médiatiques issus de 22 médias romands (presse écrite, télévision et radio) afin d’évaluer le traitement des thématiques LGBTIQ+.

Résultat : une amélioration globale du traitement médiatique, mais des lacunes persistantes en matière de représentations.

Des avancées encourageantes
La moyenne générale de l’analyse, calculée sur 14 critères codés entre -1 et 1, atteint 0,21, en hausse par rapport à la recherche précédente (effectuée en 2021-2022 et avec une moyenne de 0,06). Les sujets médiatiques clairement problématiques ont diminué, signe d’un traitement médiatique amélioré.

Trop peu de voix LGBTIQ+
Les personnes LGBTIQ+ sont absentes dans près de 7 sujets médiatiques sur 10, et leur parole directe n’apparaît que dans un article sur quatre. Les voix expertes sont également peu présentes. Cette faible représentation limite la compréhension des réalités vécues pour le grand public et empêche des représentations diversifiées.

Des biais persistants sur les questions trans
Les titres, chapôs et images sont globalement peu sensationnalistes, à l’exception notable des sujets portant sur les questions trans. Ceux-ci concentrent la quasi-totalité des biais négatifs observés, entretenant des représentations stéréotypées.

L’intersexuation, toujours absente
L’intersexuation demeure quasi invisible : seuls 10 sujets, soit moins de 1 % de la veille, abordent cette thématique, qui obtient la plus mauvaise moyenne de l’analyse. Cela témoigne d’un manque de connaissance et de sensibilisation au sein des rédactions.

Cette recherche a été effectuée dans le cadre du projet de sensibilisation des médias aux thématiques LGBTIQ+, co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+. Il reçoit le soutien de la Ville de Genève, de l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais ainsi que de fondations privées.

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