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Offre emploi – Intersectionnalité

Offre emploi – Intersectionnalité


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Responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité

Contrat à durée maximale, 12 mois, à 50%. Possibilité de transformer le contrat en CDI selon les résultats des recherches de fonds.
Possibilité d’un 30% supplémentaire dans le cadre d’un remplacement temporaire avec des missions similaires, à discuter ensemble.

Entrée en fonction : mars 2026 ou à discuter

DécadréE est un institut de recherches et de formations, ainsi qu’un laboratoire d’idées, sur l’égalité dans les médias.

L’institut décadréE recherche une personne responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité. Dans le cadre du pôle sexisme de son programme média, l’institut souhaite en effet mener un projet exploratoire mêlant racisme et sexisme dans les médias d’actualité romands.

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée: outre ce projet (40%), la personne choisie participera également aux tâches courantes de l’association ainsi qu’à son développement stratégique (10%).

Missions principales (non-exhaustives)

  • Direction de recherche
    • Réaliser une veille médiatique hebdomadaire romande sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
    • Mener une recherche exploratoire, avec des entretiens semi-directifs
  • Sensibilisation et formation
    • Accompagner les journalistes en créant de nouveaux outils et en répondant à leurs questions/demandes
    • Développer une formation-test pour les journalistes sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
  • Coordination du réseau et diffusion
    • Participer aux réseaux genevois, romand et suisse de lutte contre les discriminations
    • Éventuellement participer à des tables rondes, des colloques scientifiques et répondre à des interviews médias
  • Administration
    • Collaborer avec l’équipe communication pour fournir des contenus de sensibilisation pour les newsletters et les réseaux sociaux
    • Gérer les aspects administratifs et financiers liés au projet
    • Participation aux réunions d’équipe, à la vie associative et autres rencontres de l’association
    • Participation aux séances de comité
    • Soutien ponctuel à l’équipe sur d’autres projets
  • Contribution au développement des objectifs stratégiques de l’association, en collaboration avec l’équipe

Profil recherché

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire en sciences sociales (ou d’un titre jugé équivalent) et/ou justifier d’une expérience utile au poste.
  • Disposer d’une expertise avérée sur les questions intersectionnelles, de genre et/ou sur les questions d’antiracisme ainsi que de luttes contre les discriminations et leurs enjeux.
  • Connaissances et expériences en gestion de projet. Respect des délais et du budget, excellent esprit d’analyse.
  • Faire preuve de sens de l’initiative et d’une grande autonomie dans les tâches.
  • Très bonne maîtrise du français pour les rédactions de rapport, etc.
  • Connaissance et expérience en recherches qualitatives et quantitatives.
  • Maîtrise des outils usuels informatiques.
  • Communiquer avec aisance et avoir le sens de la transmission des savoirs.
  • Avoir des connaissances en formation pour adultes, un plus.
  • Connaissances en politique suisse, un plus.
  • Connaissance ou intérêt pour les fonctionnements en gouvernance partagée, un plus.

Processus et informations

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit contenir un CV et une lettre de motivation. La photo n’est pas demandée. Avec la volonté d’effectuer un recrutement respectueux des identités de genre, l’envoi des copies de diplômes ou de certificats de travail/bénévolat n’est pas obligatoire et nous invitons les personnes qui postulent à le faire avec leur prénom d’usage.

Si vous avez des besoins spécifiques en terme d’accessibilité et d’environnement de travail/d’entretien d’embauche, n’hésitez pas à nous les communiquer.

À compétences égales, les personnes directement concernées seront favorisées.

Délai de postulation

Les dossier sont à envoyer à info@decadree.com jusqu’au dimanche 1er février, avec pour titre « Candidature responsable projet intersectionnalité ».

Un accusé de réception sera envoyé à tout le monde.

Processus d’engagement

Les entretiens sont prévus dès la semaine du 9 février.

Les personnes dont les dossiers n’ont pas pas été retenus en seront informées au plus tard à la fin du processus.

Rémunération

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée, ainsi le salaire brut est identique pour chaque employéex et inclut un 13ᵉ salaire. Le salaire mensuel brut 2026 est de 7’108 CHF à 100 %. Une prime « transport durable » existe également.

Conditions d’engagement

Toutes les compétences et connaissances, et non uniquement les expériences professionnelles, sont prises en considération pendant le processus d’engagement. Nous valorisons aussi le savoir-être en lien avec les valeurs de l’équipe et avec le fonctionnement de décadréE.

Le lieu de travail principal est à Genève (Rue de la Coulouvrenière 8, 1204 Genève), le télétravail partiel est possible mais pas durant les premières semaines de prise de poste. Des déplacements en Suisse romande sont à prévoir.

Les bureaux de décadréE se situent au 3e étage avec un petit ascenseur et il n’y a pas de toilettes accessibles pour les personnes à mobilité réduite qui utilisent un fauteuil.

En cas d’engagement et selon sa « Politique de protection de l’intégrité (psychique, physique, sexuelle) et du consentement », décadréE exige un casier judiciaire vierge.

Mal nommer : les violences dans les lignes des médias

Mal nommer : les violences dans les lignes des médias


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Mal nommer : les violences dans les lignes des médias

DécadréE a publié un article scientifique « Mal nommer : les violences dans les lignes des médias » dans la revue Recherches en communication.

Le volume 57 de la revue Recherches en communication a pour titre : « Ces violences systémiques qui nous échappent : les identifier, les qualifier, les dénoncer », un dossier dirigé par Lucie Raymond (Institut Catholique de Paris), Michaël Bourgatte (Université de Lorraine), Bérénice Mariau (Institut Catholique de Paris) et Gaëlle Rony (Institut Catholique de Paris).

Grâce à ces recherches sur le traitement médiatique des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, décadréE a proposé un article scientifique portant sur l’aspect systémique des violences dans les médias, et non pas sur la seule responsabilité des journalistes.

L’article en entier ainsi que tous les autres articles parus dans ce numéro sont disponibles gratuitement en ligne.

Résumé

Les médias ont des responsabilités vis-à-vis du lectorat, en participant à constituer l’opinion publique. Ils influencent nos représentations et sont une source importante d’information. Cet article présente la manière dont les médias peuvent réaffirmer des violences, lors de leur traitement des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, par l’utilisation de certains termes, la confusion de thématiques, la diffusion d’informations imprécises ou encore l’adhésion à des lignes éditoriales sensationnalistes. En s’attardant sur plusieurs recherches, il montre en quoi considérer ces violences comme des violences systémiques permet d’étudier de nouvelles pistes d’actions dans une perspective de changement des médias et de réduction des violences.

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes depuis bientôt 10 ans, à travers une veille médiatique, la co-construction d’outils pour les journalistes et des formations. Ce projet est soutenu par la Ville de Genève, le Canton de Vaud, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le Bureau fédéral de l’égalité et des fondations privées.

Télécharger le livret de recommandations ➞

Depuis fin 2020, décadréE travaille aussi sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ avec une veille de 22 médias romands, la co-création d’outils et divers ateliers de sensibilisation. Ce projet est co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et soutenu par la Ville de Genève, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le LGBTI Youth Fund et des fondations privées.

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DécadréE recrute: rejoignez notre comité!

DécadréE recrute: rejoignez notre comité!


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Institut de recherche et de formation, et laboratoire d’idées sur l’égalité dans les médias, décadréE recherche des

membres de comité
(bénévolat)

DécadréE propose des outils, des formations et un accompagnement destinés aux professionnel-les des médias et de la communication. DécadréE s’engage pour la construction de médias plus égalitaires à travers différents projets de formation, de sensibilisation et de recherche. L’association œuvre aussi pour un changement de paradigme dans la communication linguistique et visuelle.

DécadréE est une association à but non lucratif fonctionnant en gouvernance partagée, composée d’une équipe salariée (5 personnes actuellement), d’un comité bénévole et d’une assemblée générale. Pour son comité, décadréE recherche actuellement de nouvelles personnes.

  • Vous portez un intérêt aux enjeux d’égalité, aux luttes féministes, à la presse et aux médias?
  • Vous avez de l’intérêt pour le monde associatif et/ou les formes de gouvernances horizontales et les valeurs qui y sont liées (engagement bénévole, solidarité, soin du collectif, intérêt public)?
  • Vous souhaitez vous engager dans une association et avez un peu de temps à y consacrer?
  • Vous avez des compétences financières ou comptables (poste de trésorerie à pourvoir), juridiques ou dans le domaine des ressources humaines? (Ces compétences sont actuellement une priorité pour l’association, mais toutes autres compétences sont également bienvenues).

Nous serions très heureux-ses de vous compter parmi nous!

Un engagement au sein du comité de décadréE comprend notamment: 1 réunion de comité de 1h30 tous les 2 mois (en présentiel, à Genève), 1 retraite d’une journée par an, 1 assemblée générale par an, 1 entretien annuel en binôme avec un-e-x membre de l’équipe, la possibilité de participer aux événements de décadréE, ainsi que d’autres rencontres, discussions ou tâches en fonction des besoins et des disponibilités.

Si cette fonction vous intéresse, vous pouvez nous écrire à comite@decadree.com en vous présentant en quelques lignes, et nous adresser vos éventuelles demandes de précision. Si vous le souhaitez, vous pouvez également joindre un CV.

Nous nous réjouissons de vous lire!

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité

Traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ : des progrès, mais encore trop d’invisibilité


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Recherche 2025

Entre juillet 2024 et juin 2025, décadréE a analysé 1’302 sujets médiatiques issus de 22 médias romands (presse écrite, télévision et radio) afin d’évaluer le traitement des thématiques LGBTIQ+.

Résultat : une amélioration globale du traitement médiatique, mais des lacunes persistantes en matière de représentations.

Des avancées encourageantes
La moyenne générale de l’analyse, calculée sur 14 critères codés entre -1 et 1, atteint 0,21, en hausse par rapport à la recherche précédente (effectuée en 2021-2022 et avec une moyenne de 0,06). Les sujets médiatiques clairement problématiques ont diminué, signe d’un traitement médiatique amélioré.

Trop peu de voix LGBTIQ+
Les personnes LGBTIQ+ sont absentes dans près de 7 sujets médiatiques sur 10, et leur parole directe n’apparaît que dans un article sur quatre. Les voix expertes sont également peu présentes. Cette faible représentation limite la compréhension des réalités vécues pour le grand public et empêche des représentations diversifiées.

Des biais persistants sur les questions trans
Les titres, chapôs et images sont globalement peu sensationnalistes, à l’exception notable des sujets portant sur les questions trans. Ceux-ci concentrent la quasi-totalité des biais négatifs observés, entretenant des représentations stéréotypées.

L’intersexuation, toujours absente
L’intersexuation demeure quasi invisible : seuls 10 sujets, soit moins de 1 % de la veille, abordent cette thématique, qui obtient la plus mauvaise moyenne de l’analyse. Cela témoigne d’un manque de connaissance et de sensibilisation au sein des rédactions.

Cette recherche a été effectuée dans le cadre du projet de sensibilisation des médias aux thématiques LGBTIQ+, co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+. Il reçoit le soutien de la Ville de Genève, de l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais ainsi que de fondations privées.

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