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Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés

Pour une médiatisation de role models féminins diversifiés


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Recherche exploratoire pour la médiatisation de role models féminins diversifiés

Depuis 2020, décadréE analyse la représentation des femmes dans les médias romands. Si les chiffres montrent une sous-représentation persistante, les études révèlent surtout des biais profondément ancrés, notamment dans les portraits de femmes. En comparant des articles de presses de différents domaines — politique, sport et culture — l’institut met en lumière les mécanismes qui influencent la visibilité des modèles féminins et souligne l’importance de leur médiatisation, ainsi que l’impact des réactions du public sur leur présence dans l’espace médiatique.

Les analyses médiatiques d’événements d’envergure permettent de confirmer que les journalistes et les médias soignent une représentation équitable des femmes et des hommes. En effet, lors des JO 2024, 45% de femmes ont été médiatisées pour 55% d’hommes. Dans le cas des élections cantonales genevoises de 2023, 53% de femmes et 47% d’hommes ont été représentés. presque autant de femmes que d’hommes sont mises en avant par les médias pendant ces événements. Habituellement dans les médias suisses, selon le dernier Global Monitoring Projet (GMMP, 2020), 28% des personnes médiatisées sont des femmes. Cependant, lors de la médiatisation de ces événements, des écueils se cachent par exemple dans le choix du vocabulaire ou de l’angle. Un lexique infantilisant ou essentialisant invisibilise la légitimité ou les compétences des femmes. Les compétences hors terrain, comme les détails sur la vie privée, sont privilégiées dans les portraits de presse féminins et presque absentes des portraits masculins.

Dans l’ensemble des trois veilles (politique, sport, culture), 132 portraits de presse ont été recensés. Un constat traverse les différentes analyses : les portraits et les interviews sont particulièrement sujets aux biais. En effet, si 22% des contenus analysés sont considérés comme problématiques, cela concerne 67% des portraits et 22% des interviews. Aussi, lorsque les médias dressent le portrait d’une personnalité féminine, ils ont tendance à l’infantiliser à hauteur de 80%.

Sans pouvoir établir encore de corrélation, nous observons également que plus un article est biaisé, plus les commentaires du lectorat, quand ils sont possibles, sont également méprisants, voire sexistes, racistes ou haineux. En d’autres termes, les commentaires aussi remettent en question la légitimité des femmes dans leurs carrières tandis qu’ils sont principalement reconnaissants de la carrière des hommes. Il est donc particulièrement important d’en tenir compte lors desportraits et des interviews, où la personne portraiturée sera directement visée par les commentaires en ligne.

Retrouvez l’étude complète sur notre site.

Cette recherche a été réalisée grâce aux soutiens de la fondation Passer’elles et de la Société suisse d’utilité publique.

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai

Prix de la communication inclusive: cérémonie le 26 mai


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Alors les communications et les publicités en Suisse peuvent-elles être inclusives?
La réponse est oui! Rendez-vous le mardi 26 mai pour le découvrir lors de la cérémonie de remise des prix de la communication inclusive.

Infos & inscriptions
Mardi 26 mai à 18h30
Tibits - Lausanne Professionel-les: 30 CHF Etudiant-es: gratuit

«Terrorisme conjugal»: bonne ou mauvaise formulation?

«Terrorisme conjugal»: bonne ou mauvaise formulation?


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Décryptage

Le terme «Terrorisme conjugal» est apparu dans la presse ces dernières semaines pour qualifier des violences sexistes au sein du couple. On décrypte pour vous cette nouvelle expression, qui a bien des égards gagnerait à être popularisée.

A retenir:

➞ L’expression “terrorisme intime ou conjugal” vient du monde académique

➞ Elle est aujourd’hui peu utilisé dans les médias

➞ Forte, elle dit la violence et l’insécurité vécue

➞ Elle permet de lier les violences domestiques avec les autres formes de violences vécues

Lorsque l’on parle des violences sexistes, et notamment des violences au sein du couple, le choix des termes est important. On sait maintenant que les termes «drame passionnel» ou encore «drame familial» sont à proscrire. Le terme drame pour son lien avec la tragédie impossible à prévenir ou éviter et les termes «passionnel» et «familial» pour l’invisibilisation des auteurs, voire la déresponsabilisation qu’ils induisent.

Les termes féminicides, violences domestiques ou encore violences au sein du couple décrivent quant à eux mieux la réalité. Mais que penser de l’expression «terrorisme conjugal»?

Retour historique

Selon nos recherches, l’expression est née dans le monde académique. L’usage du terme terrorisme pour parler de violences sexistes est notamment présente dans le travail du sociologue Michael Johnson en 1995 dans son article «Patriarchal terrorism and common couple violence: Two forms of violence against women» (1),  puis reprise et précisée en 2008 dans son livre A typology of domestic violence : Intimate terrorism.

L’auteur y différencie 3 formes de violences. Simon Lapierre et Isabelle Côté les traduisent en français dans leur articles «Typologie de la violence conjugale de Johnson: quand une contribution proféministe risque d’être récupérée par le discours masculiniste et antiféministe» (2014) (2)  comme suit:

  • Le terrorisme intime (que l’on pourrait définir comme des violences sexistes au sein du couple n.d.l.r)
  • La résistance violente (que l’on pourrait aussi nommer violences réactionnelles, ou légitime défense n.d.l.r)
  • La violence de couple situationnelle (que l’on pourrait aussi nommer violences symétriques et qui apparait lorsque un conflit dégènère en violence n.d.l.r)

Johnson note que les auteurs de terrorisme intime sont majoritairement des hommes. Il note également que le terrorisme intime est le type de violence au sein du couple majoritairement pris en charge par les centres d’aides ainsi que la justice. De plus, les féminicides sont en majorité l’aboutissement d’une situation de terrorisme intime.

Avec sa typologie, Johnson différencie ainsi la violence qui nait dans la relation de couple et la violence qui prend racine dans les inégalités sociétales et systémiques.

Cette typologie continue à être travaillée aujourd’hui dans le monde académique, mais aussi par les structures de terrain. Ainsi on retrouve une distinction entre «violence» et «dispute» dans le livret «Violences, le choix des possibles» (3) publié par le centre LAVI et l’association AVVEC (anciennement Solidarité femmes*).

Sa présence dans la presse d’actualité

Si la formule est apparue dans notre veille médiatique, elle est encore très peu utilisée. Nous avons effectué une recherche par mots clefs sur la plateforme Swissdox (du 4 mars 1990 au 4 mars 2026) auprès des grands médias romands, puis sur la plateformes Archives.ch (sans limite de temps).

En tout, l’expression apparait 3 fois:

  • Un article du Blick en 2026,
  • un article du Nouvelliste en 2001 portant sur une manifestation espagnole et
  • un article du Nouvelliste de 1968 portant sur un film

Dans les deux premiers cas, le terrorisme conjugal décrit bien des violences au sein du couple. Dans le troisième, il s’agit au contraire d’un usage inverse, puisqu’il semble que l’expression désigne le comportement d’une femme envers un homme souhaitant paresser et non aider aux tâches domestiques.

Le terrorisme: intime et collectif

Reste à analyser les sens cachés de cette expression.

Le Larousse définit le terrorisme comme suit «Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis  par une organisation ou un individu pour créer un climat d’insécurité,  pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à  l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.»

Plusieurs éléments peuvent être retenus dans cette définition:

  • «l’ensemble d’actes de violence» qui renvoit aux notions de continuum, d’icerberg ou encore d’escalade de la violence pertinentes dans le cadre des violences sexistes
  • la notion de «climat d’insécurité» qui concorde avec le contrôle coercitif (4) de plus en plus présente dans les débats parlementaires en Suisse.

L’usage du mot «terrorisme», en parlant des violences sexistes, ne se limite pas à la formule «terrorisme conjugal». En effet, de nombreux actes reconnus comme terroristes sont perpétrés sous l’égide de l’idéologie masculiniste.

La journaliste française Pauline Ferrari rappelle d’ailleurs dans son livre Formés à la haine des femmes, comment les masculinistes infiltrent les réseaux sociaux (2025) que les attentats masculinistes sont nombreux. En Suisse, le premier attentat masculiniste reconnu a eu lieu en 2020. Un homme a délibérément roulé en voiture contre deux femmes à vélo.

Dans ces cas, parler de terrorisme, c’est reconnaitre que derrière les masculinistes se cachent une véritable idéologie qui se fonde sur les inégalités. C’est aussi reconnaitre que ces actes non seulement promeuvent cette idéologie, mais sèment également la peur.

Le continuum féminicidaire

Ces violences, qu’elles aient lieu dans la sphère collective ou privée, induisent des meurtres, que l’on peut qualifier de féminicides.

Dans sa classification, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime distingue plusieurs catégories de féminicide dont un meurtre suite à de la violence conjugale, une torture ou un massacre misogyne ou encore d’autres meurtres sexistes associés aux gangs ou au crime organisé (5). En résumé, les féminicides peuvent être intimes, familiaux, communautaires mais aussi sociétaux.

Certes, les violences au sein du couple ne répondent pas quant à elles entièrement à la définition du terrorisme. On ne peut effectivement pas affirmer que les auteurs revendiquent une idéologie. Cependant, leurs comportements prennent racine dans les inégalités. Une chose reconnue par l’OMS, mais aussi le Conseil de l’Europe.

Parler de terrorisme conjugal ou intime, c’est donc visibiliser le lien qui existe entre les violences et les meurtres dans l’espace domestique, public et professionnel. Dans ce cadre, Christelle Taraud, chercheuse et directrice de l’ouvrage collectif, Féminicide, une histoire mondiale (2022) parle de continuum féminicidaire. Cette notion fait écho à la notion de continuum des violences sexuelles développé dans les années 80 notamment par la chercheuse Liz Kelly.

L’usage du terme continuum permet de lier les différentes formes de violences vécues par les femmes de la plus fréquente à la moins fréquente. Il ne s’agit ainsi pas de hiérarchiser, mais bien d’appréhender à la fois les comportements courants ou «ordinaires», des comportements peu fréquents ou «extraordinaires».

En résumé, sur bien des points l’usage de l’expression «terrorisme conjugale» ou «terrorisme intime» fait sens lorsque l’on parle de violences au sein du couple. Elle permet notamment de distinguer les violences sexistes des violences situationnelles dans le couple et de positionner les violences vécues au sein de l’espace domestique dans des systèmes plus large au multiples conséquences.

POUR ALLER PLUS LOIN

(1) https://www.jstor.org/stable/353683 

(2) https://revueintervention.org/wpcontent/uploads/2020/05/la_typologie_lapierre_et_all.pdf

(3) https://centrelavi-ge.ch/wp-content/uploads/2018/09/violence_conjugale_le_choix_des_possibles_2015.pdf

(4) Mise en place d’une emprise mêlant actes de contrôles et actes de coercitions au sein de la relation. Pour en savoir plus: Le contrôle coercitif: une approche renouvelée de la violence intra-familiale.

(5)https://www.unodc.org/unodc/fr/ngos/DCN5-Symposium-on-femicide-a-global-issue-that-demands-action.html

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles depuis 2018. Dans le cadre de cette recherche nous avons élaboré un livret de recommandations pour un traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles adéquats.

Télécharger le livret de recommandations générales ➞

LGBTphobies dans les médias: émission radio

LGBTphobies dans les médias: émission radio sur radio BLV


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En décembre dernier, décadréE a été invité à participer à une émission radio par la radio BLV.

Comment les personnes LGBTQIA+ sont traités dans les médias ? Comment prévenir et se défendre de traitements médiatiques enfermants ? Regards croisés entre France, Belgique francophone et Suisse romande.

Toutes ces questions ont été abordées avec un regard international et vous pouvez réécouter cette émission:

Le langage: l’humain supplanté par la machine?

Le langage: l’humain supplanté par la machine?


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Depuis 2016, décadréE analyse le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles dans la presse romande à travers une veille médiatique chronophage. En partenariat avec la HES-SI Valais/Wallis, l’institut a développé un outil d’automatisation de cette veille: découvrez l’article du magazine Hespresso qui explique ce projet. 

Le Media Innovation Lab de la HES-SO Valais/Wallis a automatisé cette partie de notre travail. Ainsi, un algorithme fondé sur des grands modèles de langages et l’apprentissage automatique lit et analyse les articles de la presse en Suisse romande qui relatent des cas de violence sexiste et sexuelle et répond automatiquement aux critères définis par décadréE. Les expériences menées montrent un gain de temps de travail d’environ 50% grâce à l’automatisation de ce processus. En outre, les tests réalisés permettent d’atteindre un score de 83% en termes de fiabilité de l’information restituée par l’algorithme. ⁠

Mais dès qu’il s’agit d’identifier des rapports de pouvoir implicites, des connotations ou des choix lexicaux sensibles, l’intelligence artificielle atteint ses limites. ⁠La langue ne se résume pas à une prédiction statistique!⁠

La HES-SO Valais/Wallis explique plus en détails ce projet:

Hespresso #10 ➞

Offre emploi – Intersectionnalité

Offre emploi – Intersectionnalité


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Responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité

Contrat à durée maximale, 12 mois, à 50%. Possibilité de transformer le contrat en CDI selon les résultats des recherches de fonds.
Possibilité d’un 30% supplémentaire dans le cadre d’un remplacement temporaire avec des missions similaires, à discuter ensemble.

Entrée en fonction : mars 2026 ou à discuter

DécadréE est un institut de recherches et de formations, ainsi qu’un laboratoire d’idées, sur l’égalité dans les médias.

L’institut décadréE recherche une personne responsable de projet égalité & médias en charge du pôle d’expertise intersectionnalité. Dans le cadre du pôle sexisme de son programme média, l’institut souhaite en effet mener un projet exploratoire mêlant racisme et sexisme dans les médias d’actualité romands.

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée: outre ce projet (40%), la personne choisie participera également aux tâches courantes de l’association ainsi qu’à son développement stratégique (10%).

Missions principales (non-exhaustives)

  • Direction de recherche
    • Réaliser une veille médiatique hebdomadaire romande sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
    • Mener une recherche exploratoire, avec des entretiens semi-directifs
  • Sensibilisation et formation
    • Accompagner les journalistes en créant de nouveaux outils et en répondant à leurs questions/demandes
    • Développer une formation-test pour les journalistes sur les questions intersectionnelles dans les médias et sur les représentations médiatiques des femmes racisées
  • Coordination du réseau et diffusion
    • Participer aux réseaux genevois, romand et suisse de lutte contre les discriminations
    • Éventuellement participer à des tables rondes, des colloques scientifiques et répondre à des interviews médias
  • Administration
    • Collaborer avec l’équipe communication pour fournir des contenus de sensibilisation pour les newsletters et les réseaux sociaux
    • Gérer les aspects administratifs et financiers liés au projet
    • Participation aux réunions d’équipe, à la vie associative et autres rencontres de l’association
    • Participation aux séances de comité
    • Soutien ponctuel à l’équipe sur d’autres projets
  • Contribution au développement des objectifs stratégiques de l’association, en collaboration avec l’équipe

Profil recherché

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire en sciences sociales (ou d’un titre jugé équivalent) et/ou justifier d’une expérience utile au poste.
  • Disposer d’une expertise avérée sur les questions intersectionnelles, de genre et/ou sur les questions d’antiracisme ainsi que de luttes contre les discriminations et leurs enjeux.
  • Connaissances et expériences en gestion de projet. Respect des délais et du budget, excellent esprit d’analyse.
  • Faire preuve de sens de l’initiative et d’une grande autonomie dans les tâches.
  • Très bonne maîtrise du français pour les rédactions de rapport, etc.
  • Connaissance et expérience en recherches qualitatives et quantitatives.
  • Maîtrise des outils usuels informatiques.
  • Communiquer avec aisance et avoir le sens de la transmission des savoirs.
  • Avoir des connaissances en formation pour adultes, un plus.
  • Connaissances en politique suisse, un plus.
  • Connaissance ou intérêt pour les fonctionnements en gouvernance partagée, un plus.

Processus et informations

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit contenir un CV et une lettre de motivation. La photo n’est pas demandée. Avec la volonté d’effectuer un recrutement respectueux des identités de genre, l’envoi des copies de diplômes ou de certificats de travail/bénévolat n’est pas obligatoire et nous invitons les personnes qui postulent à le faire avec leur prénom d’usage.

Si vous avez des besoins spécifiques en terme d’accessibilité et d’environnement de travail/d’entretien d’embauche, n’hésitez pas à nous les communiquer.

À compétences égales, les personnes directement concernées seront favorisées.

Délai de postulation

Les dossier sont à envoyer à info@decadree.com jusqu’au dimanche 1er février, avec pour titre « Candidature responsable projet intersectionnalité ».

Un accusé de réception sera envoyé à tout le monde.

Processus d’engagement

Les entretiens sont prévus dès la semaine du 9 février.

Les personnes dont les dossiers n’ont pas pas été retenus en seront informées au plus tard à la fin du processus.

Rémunération

DécadréE fonctionne en gouvernance partagée, ainsi le salaire brut est identique pour chaque employéex et inclut un 13ᵉ salaire. Le salaire mensuel brut 2026 est de 7’108 CHF à 100 %. Une prime « transport durable » existe également.

Conditions d’engagement

Toutes les compétences et connaissances, et non uniquement les expériences professionnelles, sont prises en considération pendant le processus d’engagement. Nous valorisons aussi le savoir-être en lien avec les valeurs de l’équipe et avec le fonctionnement de décadréE.

Le lieu de travail principal est à Genève (Rue de la Coulouvrenière 8, 1204 Genève), le télétravail partiel est possible mais pas durant les premières semaines de prise de poste. Des déplacements en Suisse romande sont à prévoir.

Les bureaux de décadréE se situent au 3e étage avec un petit ascenseur et il n’y a pas de toilettes accessibles pour les personnes à mobilité réduite qui utilisent un fauteuil.

En cas d’engagement et selon sa « Politique de protection de l’intégrité (psychique, physique, sexuelle) et du consentement », décadréE exige un casier judiciaire vierge.

Le prix de la communication inclusive revient!

Le prix de la communication inclusive revient!


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Le prix de la communication inclusive revient pour une troisième édition! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 mars. Ce concours est organisé par DécadréE, en partenariat avec KS/CS Communication Suisse et la Société Romande de Relations Publiques.

Après trois éditions pleines de succès, le prix de la communication inclusive revient pour valoriser les campagnes de communication inclusives en Suisse Romande.

L’édition 2025 l’a montré : les campagnes de communication inclusive existent dans tous les domaines. Lutte contre les discriminations algorithmiques, soins dentaires, ou encore mise en avant de l’intérêt de la mode durable, l’inclusivité est devenue un critère en prendre en compte en communication.

DécadréE reconduit ainsi son partenariat avec la Société romande de relations publiques et KS/CS Communication Suisse. L’objectif : continuer à valoriser les structures et les agences qui prennent le problème à bras le corps en proposant des actions de communication qui remettent en cause les représentations sexistes.

Deux prix à décerner

Ce concours sur inscription récompensera deux productions réalisées dans l’année 2025.

Ainsi dès le 20 janvier 2026, agences et professionnel-les de la communication sont invitées à soumettre leurs réalisations en ligne. DécadréE attestera que les campagnes postulantes répondent aux différents critères de sa grille d’évaluation et sélectionnera une dizaine d’entre elles.

La sélection sera soumise à un jury composé à la fois de professionel-les de l’égalité et de la communication. Deux campagnes seront récompensées sur la base de critères incluant la qualité de la campagne, en termes d’impact et d’inclusion.

L’inclusivité une question de génération?

Mais qu’en pensent les jeunes ? L’inclusivité et sa vision, est-ce une question de génération ? Pour répondre à cette interrogation et prolonger le débat, le prix de la communication inclusive reconduit le jury des jeunes !

Mal nommer: les violences dans les lignes des médias

Mal nommer: les violences dans les lignes des médias


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Mal nommer : les violences dans les lignes des médias

DécadréE a publié un article scientifique « Mal nommer : les violences dans les lignes des médias » dans la revue Recherches en communication.

Le volume 57 de la revue Recherches en communication a pour titre : « Ces violences systémiques qui nous échappent : les identifier, les qualifier, les dénoncer », un dossier dirigé par Lucie Raymond (Institut Catholique de Paris), Michaël Bourgatte (Université de Lorraine), Bérénice Mariau (Institut Catholique de Paris) et Gaëlle Rony (Institut Catholique de Paris).

Grâce à ces recherches sur le traitement médiatique des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, décadréE a proposé un article scientifique portant sur l’aspect systémique des violences dans les médias, et non pas sur la seule responsabilité des journalistes.

L’article en entier ainsi que tous les autres articles parus dans ce numéro sont disponibles gratuitement en ligne.

Résumé

Les médias ont des responsabilités vis-à-vis du lectorat, en participant à constituer l’opinion publique. Ils influencent nos représentations et sont une source importante d’information. Cet article présente la manière dont les médias peuvent réaffirmer des violences, lors de leur traitement des violences sexistes et des thématiques LGBTIQ+, par l’utilisation de certains termes, la confusion de thématiques, la diffusion d’informations imprécises ou encore l’adhésion à des lignes éditoriales sensationnalistes. En s’attardant sur plusieurs recherches, il montre en quoi considérer ces violences comme des violences systémiques permet d’étudier de nouvelles pistes d’actions dans une perspective de changement des médias et de réduction des violences.

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des violences sexistes depuis bientôt 10 ans, à travers une veille médiatique, la co-construction d’outils pour les journalistes et des formations. Ce projet est soutenu par la Ville de Genève, le Canton de Vaud, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le Bureau fédéral de l’égalité et des fondations privées.

Télécharger le livret de recommandations ➞

Depuis fin 2020, décadréE travaille aussi sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ avec une veille de 22 médias romands, la co-création d’outils et divers ateliers de sensibilisation. Ce projet est co-porté avec la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et soutenu par la Ville de Genève, l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, le LGBTI Youth Fund et des fondations privées.

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Highlights de l’année 2025

Découvrez les grandes actions 2025 de décadréE!

Semaine des médias à l’école

Lors de la semaine des médias à l’école 2025, qui a eu lieu du 10 au 14 février, nous avons proposé l’atelier « Femmes, pouvoir et médias » aux classes du secondaire I de toute la Suisse romande. Cette première participation à la semaine des médias à l’école a été très encourageante!

La radio de la semaine de l’égalité

Dans le cadre de la radio de la semaine de l’égalité 2025, organisée par la Ville de Genève, qui avait pour thématique Jeunesse & égalité, nous avons accompagné un groupe de jeunes afin de mettre sur pied la première émission radio du Lab.

Découvrir l’émission ➞

Le Presstival et les Bastions et l’égalité

Le mois de juin 2025 a été fort en événements: le Presstival (samedi 7 juin à Bienne) et les Bastions de l’égalité (samedi 14 juin, Genève) nous ont permis de présenter décadréE et ses activités à un public varié et de faire de jolies rencontres.

Le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+

Un nouveau rapport sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ a été publié: découvrez l’évolution de ces thématiques dans les médias ainsi que nos propositions d’amélioration.

Découvrir le rapport ➞

Les masculinités dans les médias et la publicité

Deux recherches exploratoires ont également été publiées: l’une sur les représentations des masculinités dans la presse et l’autre dans la publicité. Ces recherches ont mis en lumière l’importance de questionner la manière dont les masculinités sont représentées et illustrées.

Découvrir les rapports ➞

Assises genre/numérique

DécadréE a été partenaire des Assises genre/numérique dont le focus portait sur les enjeux du genre dans le monde numérique de l’information et de la communication. Nous avons profité pour présenter deux de notre projets en lien avec le numérique, qui ont rencontré un bel accueil de la part du public présent.

Visionner notre conférence ➞

Traitement médiatique des violences de genre et du handicap

A l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences sur le genre, dont la thématique porte cette année sur les intersections entre violences de genre et handicap, nous avons édité des recommandations à l’attention des journalistes pour un traitement médiatique des personnes en situation de handicap touchées par les violences de genre. 

Découvrir les recommandations ➞

Le traitement médiatique de la journée internationale du souvenir trans*

Le traitement médiatique de la journée internationale du souvenir trans*


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Décryptage

La journée internationale du souvenir trans* a lieu chaque année le 20 novembre. Les prémisses de cette journée ont eu lieu pour la première fois en 1999, en mémoire de Rita Hester, tuée le 28 novembre 1998 parce qu’elle était trans. Cette journée commémore les personnes trans décédées suite à des discriminations transphobes et rappelle les violences subies par cette communauté.

Personne qui ne se reconnaît pas, ou pas totalement, dans le genre assigné à la naissance. Ce terme regroupe un grand nombre de réalités, dont:

  • Femme trans*: une femme qui a été assignée au genre masculin à la naissance mais dont le genre est féminin. On parle d’elle au féminin.
  • Homme trans*: un homme qui a été assigné au genre féminin à la naissance mais dont le genre est masculin. On parle de lui au masculin.
  • Personne non-binaire: les personnes non-binaires ne sont ni exclusivement homme, ni exclusivement femme, mais peuvent être entre les deux, un genre au delà du féminin et du masculin, un « mélange » de genres ou aucun genre.

Une personne dont le genre est en adéquation totalement avec le genre assigné à la naissance est une personne cisgenre.

Contexte

Dans plusieurs villes de Suisse, des veillées ont lieu chaque année pour la journée internationale du souvenir trans* (20 novembre).

Pourtant, notre veille médiatique montre assez peu d’articles publiés sur cette actualité. Entre le 1er novembre 2020 et le 24 novembre 2025, dix articles de presse ont été publiés, sur cinq événements différents :

  • un en 2020
  • six en 2022
  • un en 2024
  • deux en 2025.

L’article de 2020 parle de la sortie du livre TRANS* qui met en lumière 46 personnes trans ainsi que leurs parcours. Les six articles de 2022 sont sur une fusillade aux Etats-Unis dans un club qui commémorait justement la journée du souvenir trans. L’article de 2024 fait référence à une veillée pour le souvenir trans à Lausanne. Enfin, les articles de 2025 parlent pour l’un d’une veillée à Fribourg, et pour l’autre de l’organisation d’une “Journée des vies trans et non-binaires” à Genève, faisant suite à la journée du souvenir trans.

Analyse

Tout d’abord, ce corpus nous indique que la journée du souvenir trans* est très peu mise en avant dans les médias romands. La journée en soit n’est pas vue comme une actualité suffisante pour être présentée dans les médias, il en va de même pour les veillées organisées. Deux articles en parlent, dont l’un des deux indiquent clairement la nouveauté et donc l’aspect exceptionnel avec “Première à Fribourg” dans le titre.

Il est à noter que l’année où le plus d’articles a été publié est 2022, en lien avec une fusillade aux Etats-Unis. Ces articles sont signés ATS et/ou AFP, mais ont été repris par plusieurs médias. Un peu plus de la moitié du corpus se concentre donc sur une actualité non locale, et particulièrement violente.

Sur les quatre articles qui s’intéressent à une actualité locale, deux définissent précisément et historiquement ce qu’est la journée du souvenir trans. Cela permet d’ancrer cette actualité à l’internationale, ainsi que de montrer l’aspect sociétal et historique des discriminations transphobes. Un seul des articles sur l’actualité états-unienne donne des détails sur ce qu’est la journée du souvenir trans. Les autres mettent la fusillade de 2022 en parallèle avec un autre attentat dans un club gay d’Orlando en 2016. Néanmoins, les dix articles montrent, étant donné l’angle de la journée, que la transphobie existe et tue.

Les articles sur les actualités locales permettent surtout de mettre en avant des personnes concernées et/ou de donner la parole aux associations expertes LGBTIQ+. Ces représentations incarnées améliorent la connaissance et compréhension des thématiques LGBTIQ+ pour le grand public.

Ainsi, nous remarquons une faible visibilité pour cette journée dans les médias romands. Néanmoins, les articles analysés offrent un traitement médiatique adéquat des questions trans.

Pour en savoir plus sur les questions trans et non-binaires, téléchargez notre fiche thématique.

Articles analysés pour ce décryptage :

DécadréE travaille sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ+ depuis fin 2020 et fait une veille de 22 médias romands. Nous avons pris des exemples parlant, sans volonté de pointer une rédaction (ou des journalistes) plus qu’une autre. Nous souhaitons montrer les améliorations possibles sur ces questions et nous proposons des outils concrets pour aider les journalistes. Nous proposons par exemple un lexique et un livret de recommandations sur les questions LGBTIQ+.

Télécharger le lexique ➞

Télécharger le livret de recommandations ➞

Le travail de veille médiatique des thématiques LGBTIQ+ de décadréE est soutenu par l’Office cantonal de l’égalité et de la famille de l’Etat du Valais, la Ville de Genève et le LGBTI Youth Fund.

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